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La fortune personnelle du fondateur d’Amazon, qui atteint désormais 155 milliards de dollars (134 milliards d’euros), repose en grande partie sur l’effort continu des travailleurs sous-payés de ses entrepôts.

Amazon, Apple... Que des zéros ?

2 min

Un trillion de dollars : c’est la valorisation en bourse d’Amazon.

La fortune personnelle du fondateur d’Amazon, qui atteint désormais 155 milliards de dollars (134 milliards d’euros), repose en grande partie sur l’effort continu des travailleurs sous-payés de ses entrepôts.
La fortune personnelle du fondateur d’Amazon, qui atteint désormais 155 milliards de dollars (134 milliards d’euros), repose en grande partie sur l’effort continu des travailleurs sous-payés de ses entrepôts. Crédits : burakpekakcan - Getty

Le chiffre 1 avec plein de zéros derrière…13 chiffres, mille milliards de dollars si vous préférez, deux fois la valeur additionnée de Disney et de Bank of America, le PNB du Pakistan ou de l’Argentine, ou bien encore la valorisation d’Apple, puisqu’Apple au début du mois d’août, tandis que vous étiez tranquillement allongé sur votre transat Apple a également franchi le cap de valorisation d’un trillion de dollars. 

Alors tous ces zéros c’est peut être un détail pour vous, même si je vous dis que c’est la première fois dans l’histoire de la galaxie que des entreprises valent plus qu’un trillion de dollars, cela pourrait vous faire ni chaud ni froid. Pourtant, cette barrière d’un trillion de dollars est une révolution dans l’histoire du capitalisme quelque chose qui pourrait nous inciter à revoir une pelletée de manuels ou de livres. Car finalement, le dépassement de cette barrière est le contraire de ce que l’on nous prédisait, autrement dit le développement de la libre concurrence, la création d’une myriade de petites compagnies – vous savez, plus il y a de la concurrence plus on concentre, c’est ce à quoi on assiste : une hyper concentration, la naissance de multinationales encore plus grande que les multinationales des années 1980. 

Comme l’explique le New York Times, cela signifie qu’aujourd’hui l’économie mondiale est entre les mains d’un bien plus petit nombre de compagnies que dans les années 1970. Alors, en 1975, 109 compagnies réalisaient la moitié des bénéfices mondiaux, aujourd’hui ces 109 compagnies ne sont plus que 30 compagnies, jamais le capitalisme, dans son histoire, n’a été autant concentré qu’aujourd’hui. Autrement dit il existe un parallèle parfait entre les inégalités entre les hommes et les inégalités entre les compagnies, de la même façon que la classe moyenne souffre un peu partout dans le monde, les moyennes entreprises ont de plus en plus de difficultés. 

Le mouvement général va distinguer désormais entre des supernovas, des énormes entreprises à la taille inédite, et des très petites entreprises, comme si l’alternative demain était entre des entreprises états et des auto-entrepreneurs. Comme si désormais il n’existait que des 1 ou plein de zéros. 

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