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Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer sur le banc des ministres à l'Assemblée Nationale le 27 mars 2018

Le passé simple

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Les élèves maîtrisent mal la conjugaison des verbes au passé simple, ce qui déplaît au ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer – d’où un débat non pas sur le temps qu’il fait, mais sur le temps qu’il faut.

Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer sur le banc des ministres à l'Assemblée Nationale le 27 mars 2018
Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer sur le banc des ministres à l'Assemblée Nationale le 27 mars 2018 Crédits : Aurelien Meunier - Getty

Grand débat aujourd’hui dans le journal Le Parisien sur l’enseignement du passé simple…

Faut-il revenir sur l’enseignement du passé simple ? Les élèves maîtrisent mal la conjugaison des verbes au passé simple, ce qui déplaît au ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer – d’où un débat non pas sur le temps qu’il fait, mais sur le temps qu’il faut. 

Et c’est vrai que le passé simple est l’un des temps les plus étranges de la langue française, qui a décidé de faire dire « vous tutes » aux Français. Faut-il dire « vous frémîtes », « vous frémirent » ou « vous frimassasses » ? Tout cela doit bien faire braire les élèves. Tiens, à propos, quel est le passé simple du verbe braire ? Oui, parce que braire comme traire et stupéfaire ne se conjuguent pas au passé simple. 

Plus généralement, la bataille du passé simple est la bataille pour les temps rares. Il paraît que les bibliothèques vertes et roses, le Club des Cinq par exemple, est réécrit au présent. Et pourtant, le PS existe encore : le PS c’est le passé simple. Le PS existe encore, mais à la troisième personne du singulier surtout, lorsqu’il s’agit de marquer une action passée et instantanée, comme « il conjugua ». Il est de moins en moins enseigné à la première personne du singulier. 

D’où le débat, le grand débat, faut-il restaurer un apprentissage à la première personne du singulier du passé simple, ou pas ? Mais si on ne le fait pas, d’autres temps ne vont-ils pas risquer de grands périls ? On songe bien entendu au subjonctif. A cette question, les uns répondent à l’impératif, les autres au conditionnel. En attendant, le gouvernement continue à forcer sur le gérondif, mais oui le gérondif, vous vous souvenez, comme dans « celui qui réforme en réformant, en décidant de décider ». 

Intervenants
  • Docteur en sociologie et producteur des Matins de France Culture
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