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Un velo Gobee bike est posé sur une barrière à Saint-Ouen. Gobee.bike est une entreprise hongkongaise de service de location de vélos en libre-service disponible à Paris et d'autres grandes villes.

Le test du vélo

1 min

Les Français sont-ils mûrs pour un nouveau système de vélo en partage ou faut-il revenir à l’ancien système ?

Un velo Gobee bike est posé sur une barrière à Saint-Ouen. Gobee.bike est une entreprise hongkongaise de service de location de vélos en libre-service disponible à Paris et d'autres grandes villes.
Un velo Gobee bike est posé sur une barrière à Saint-Ouen. Gobee.bike est une entreprise hongkongaise de service de location de vélos en libre-service disponible à Paris et d'autres grandes villes. Crédits : Edouard Richard / Hans Lucas - AFP

Il y aurait donc un test des vélos… Oui, je me demandais il y a quelques jours si la France penchait plutôt vers l’égoïsme ou l’altruisme, le tout grâce au test du vélo en libre-service. Car maintenant, nous avons des vélos en free floating, autrement dit des vélos en partage qui ne dépendent plus de bornes, on peut les retirer et les rendre n’ importe où.

Car jusqu’ici, le point commun de ces vélo en libre-service était de devoir être emprunté et rendu à des bornes, ce qui présente des avantages, on sait où sont les bornes, et des inconvénients, celles-ci peuvent être vides, plus de vélo à emprunter, ou pleines, impossible de rendre son vélo. 

D’où l’apparition du nouveau vélo partage, par exemple le Gobee bike, on le trouve dans quelques villes de France, lequel est en free floating. Problème : s’il n’a plus besoin d’être remis sur une borne, il peut être remis n’importe où, au fond de la Seine par exemple, ou bien dans une courette ce qui pourrait permettre de privatiser son usage. 

D’où la question, les Français sont-ils mûrs pour un nouveau système de vélo en partage ou bien faut-il revenir à l’ancien système ?   

On a la réponse : les Français ne sont pas mûrs, plus exactement les Rémois ne le sont pas encore. Sur 400 vélos en free floating, à Reims, hier, seuls 20 étaient encore en état de marche… 

Autrement dit, ce système qui fonctionne très bien en Asie, a dû être abandonné pour le cas de Reims, parce que les surcoûts liés au vandalisme le rendaient absolument inutilisable. 

Et voici un nouveau test d’incivilité pour un pays. Jusqu’ici en sciences sociales, on utilisait par exemple le test du portefeuille : laisser un portefeuille rempli sur la voie publique et voir quel pourcentage de portefeuille est ramené avec son contenu. La France était très mal classée à ce petit jeu…. Eh bien maintenant nous avons un nouveau test, les vélos en free floating.

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