LE DIRECT
Un sms envoyé sur une téléphone portable.

L’anniversaire du premier SMS

1 min

Envoyer des blagues, empêcher ses copains de se concentrer, réécrire "Les liaisons dangereuses" en 100 caractères avec des fautes d’orthographe, mais à quoi bon ?

Un sms envoyé sur une téléphone portable.
Un sms envoyé sur une téléphone portable. Crédits : Kalpak Pathak/Hindustan Times - Getty

C’est l’anniversaire du premier SMS cette semaine…Oui, le journal Le Parisien nous apprend que cela fait 25 ans qu’un certain Neil Papworth, jeune ingénieur anglais, envoya le premier SMS, au cours de la fête de Noël de son entreprise. Un premier SMS envoyé en 1992, donc. 

25 ans donc de "MDR", de "LOL" et autres "OMG" – 20 milliards de SMS sont échangés chaque jour. Un succès que l’on peut donc qualifier de gigantesque, sauf qu’il y a 20 ans, 5 ans après l’invention du SMS, un sondage soulignait que 85 % des français ne voyaient absolument l’intérêt d’envoyer un SMS – ils en envoient 200 milliards aujourd’hui chaque année. 

Et c’est cela finalement qui est intéressant, pas tellement pour les télécoms, mais pour les différentes études dont on nous abreuve en permanence, les individus sont les derniers à savoir ce qu’ils veulent véritablement. 85 % ne voulaient pas des SMS, on imagine que les 15 % restants étaient sans opinion, 85 % de nos compatriotes ne pouvaient pas imaginer quel intérêt il y avait à s’évertuer à envoyer des petits messages sur un clavier grand comme trois timbres, alors que le téléphone portable permettait de téléphoner partout et n’importe quand.  

Envoyer des blagues, empêcher ses copains de se concentrer, réécrire Les liaisons dangereuses en 100 caractères avec des fautes d’orthographe, mais à quoi bon ?

Comment imaginer ses désirs futurs, même dans un proche futur ? Je vous rappelle qu’en janvier 1939, 70 % des anglais pensaient que Munich était un bon accord, la cote de popularité de Churchill stagnait sous les 25 %. Alors que le SMS soit perçu comme inutile par 85 % des français… 

Jadis on disait « pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font », mais le progrès progressant il faudrait dire, « pardonne-leur, Père, ils ne savent pas ce qu’ils feront ». 

L'équipe
Production

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......