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Vous avez reçu hier une alerte venue d’un site d’info...

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Oui : savez-vous si le médicament que vous prenez est sûr ? Parce qu’il n’y a pas de raison de ne pas commencer l’année en ayant peur, parce que l’on a toujours une bonne raison d’avoir peur.

Il se trouve que je ne prends pas de médicament, mais je pourrais en prendre, et c’est vrai qu’entre le terrorisme, le chômage, l’auto radicalisation sur internet, les phtalates et le mauvais beaujolais, on manquait de raisons d’avoir peur.

Savez-vous si le médicament que vous prenez est sûr ? Une question infinie, quasiment fractale. Ben oui, imaginez par exemple que le médicament que vous prenez vous rend malade. Du coup, vous êtes obligé de prendre un autre médicament pour vous guérir mais celui-ci, à son tour, n’est pas sûr. Peut-être faut-il songer à prendre un autre médicament, pour ne pas mourir du premier médicament…

Il paraît que le secteur des laboratoires pharmaceutiques se porte bien, merci pour lui. Le secteur de la peur, lui, ne s’est jamais aussi bien porté. Si l’on y pense une partie non négligeable de l’activité des médias repose sur la peur : chaine d’info, magazine, quotidien, ça devrait se dire fabricant de pétoche.

Fut un temps où la maxime était raison garder. Maintenant, l’idée ce serait plutôt de trouver une raison de déraison, une nouvelle raison de pétocher, en dépit des constats les plus évidents qui pourraient nous inciter à penser que l’on a peu de raison d’avoir peur finalement, que l’espérance de vie progresse, les cintres de teinturerie régresse, bref, que le monde va mieux et que les médias ne sont menacés que par une seule chose : les bonnes raisons d’être rassurés.

En somme, nous finirons par avoir peur de tout. C’est dommage que nous n’ayons jamais peur de notre peur.

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