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Un "Non" au référendum inscrit sur un drapeau grec, un an après le scrutin, à Bruxelles, le 25 juillet 2016

Vous voulez faire un peu de populisme…

2 min

Oui, mais alors un tout petit peu. Allez, j’y vais.

Un "Non" au référendum inscrit sur un drapeau grec, un an après le scrutin, à Bruxelles, le 25 juillet 2016
Un "Non" au référendum inscrit sur un drapeau grec, un an après le scrutin, à Bruxelles, le 25 juillet 2016 Crédits : Kostis Ntantamis - AFP

Si vous êtes un État, être endetté c’est très mal. On ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a et c’est la raison pour laquelle tout le monde doit être à la diète, le cancer de l’assistanat, ça suffit, une bonne chimiothérapie pour rétablir les comptes publics et ça repart.

Maintenant, imaginez, vous n’êtes pas un État, mais un individu et vous êtes très endetté, mettons vous devez allez, trois milliards de dollars aux banques. Eh bien vous êtes un as, un vrai as du business, vous pouvez écrire "The Art of the deal", vous appeler Donald Trump, et vingt-cinq ans plus tard être élu président des États-Unis. Mais entre nous, trois milliards de dollars de dettes c’est pas beaucoup… Pourquoi se satisfaire de la médiocrité? Et si vous décidiez d’avoir cinquante milliards de dettes ce serait pas mieux…

Moi je pense que si vous avez cinquante milliards de dettes, vous êtes un vrai cador du business, vous êtes Patrick Dahi et vous détenez Altice, la holding qui possède SFR, mais aussi une série de titres de presse, comme L’Express ou Libération. Et c’est super d’avoir cinquante milliards de dettes quand on est Altice alors que c’est terriblement mal d’avoir trois cent cinquante milliards de dettes comme la mauvaise Grèce, parce que la Grèce n’a pas d’actifs, juste des vieilles pierres tombées par terre, le Parthénon qu’est-ce que tu veux qu’on en fasse, des olives, mais j’imagine qu’il y a surproduction de la feta, moi franchement la salade à la feta je n’en peux plus. Tandis qu’Altice a plein d’actifs, SFR, des réseaux Télécom en veux tu en voila.

Alors bien sûr il y a toujours des points de vue populistes, tel que celui défendu par les gauchistes des Échos qui se disent ce matin que cinquante milliards de dettes ça fait peut-être beaucoup, que la dette en un an a bondi de trente-sept ans, que le chiffre d’affaires, le bénéfice, lui, n’a pas subi la même progression… Moi je pense que les Échos mériteraient d’être rachetés par Altice, si les Échos venaient accroitre les cinquante milliards de dette, vous verrez ils arrêteraient de se prendre la dette.

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