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Francis Vallat

Francis Vallat, président d'honneur de l’ONG "SOS MÉDITERRANÉE" : "Si ces gens coulent, notre âme coule avec."

30 min
À retrouver dans l'émission

A l’occasion de la Journée mondiale des réfugiés, le HCR a rendu public un nombre en hausse de déplacés dans le monde. Faut-il craindre une nouvelle crise migratoire comme celle de 2015 ? Entre fantasme et réalité, état des lieux avec un « homme de mer » qui affirme son rôle d’humanitaire.

Francis Vallat
Francis Vallat Crédits : © Zoé Manhes/SOS MEDITERRANEE

Selon le rapport annuel du Haut-Commissariat des Nations unies aux Réfugiés publié mercredi, le nombre d’exils forcés n'a jamais été aussi grand dans le monde, avec plus de 70 millions de déplacés. Et encore, ce nombre ne comprend pas tous les Vénézuéliens, qui sont déjà près de 4 millions à avoir fui leur pays depuis 2015. Est-on au bord d’une nouvelle crise migratoire ou plutôt, comme l’a relevé le Haut-commissaire de l'ONU aux réfugiés Filippo Grandi lors d'une conférence de presse à Genève, d’une « crise de solidarité » qui toucherait notamment l’Europe ? Les politiques donnent-ils dans la surenchère, comme le pense Filippo Grandi selon lequel « la politisation de la question migratoire est telle que les gouvernements européens se retrouvent "terrifiés" à l'idée d'accueillir des réfugiés secourus en mer Méditerranée » ?

Il y a une sorte de gêne sur le sujet de la part de l'opinion publique qui elle même ne sait que faire car en face d'elle il n'y  pas de stratégie politique. Et c'est très anxiogène car cela laisse circuler des contre-vérités encouragées par une forme de lâcheté à ne pas aborder le véritable problème de fond. 

Notre action est bien évidemment politique; mais je ne veux pas que cette action de sauvetage en mer, qui est une action humanitaire au sens fort du terme, soit assimilée ou traitée de manière politicienne. Les politiques ont peur de prendre des coups, ils ne savent pas comment aborder le problème et cette situation nous nuit.

Le droit maritime a toujours été respecté mais aujourd’hui en Méditerranée centrale on est dans une zone de non droit absolu, avec la non assistance à personne en danger. La fermeture des ports par un pays est un non respect du droit, même si le pays peut le faire. 

Le site de SOS MÉDITERRANÉE

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