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Sarah Forestier, Arnaud Desplechin et Léa Seydoux

Dans les lumières d’Arnaud Desplechin

19 min
À retrouver dans l'émission

Arnaud Desplechin, cinéaste, pour son film Roubaix, une lumière (en salles le 21 août) est l'invité de Benoît Bouscarel.

Sarah Forestier, Arnaud Desplechin et Léa Seydoux
Sarah Forestier, Arnaud Desplechin et Léa Seydoux Crédits : Valery HACHE - AFP

Arnaud Desplechin est avec nous à la veille de la sortie en salles de son nouveau long-métrage Roubaix, une lumière, un polar qui sonde les âmes sur fond de misère sociale, un film à la frontière du documentaire, inspiré de faits réels et magistralement interprété.  

Il aurait suffi d’une bière en plus, d’un voisin qui passe, d’un morceau qui passe à la radio, elles ne seraient pas rentrées, elles ne mentent pas, elle disent une autre vérité, une vérité qu’une petite fille connaît qui est est  «J’aurais pu ne pas le faire ». 

Léa Seydoux semble une reine déchue, qui est resplendissante. 

J'aime bien ceux à qui la grâce aura manqué. 

C’est une ville où je suis né, et c’est une ville que j’ai mal connue parce que j‘ai vécu protégé, parce que jeune cinéphile, j’ai passé de 11 ans à 17 ans, j’étais dans ma chambre, je lisais, j’écoutais des disques et je regardais des films à la télé. 

C’est plus un film spirituel que politique.

Je reconnaissais dans ces deux femmes deux sœurs, je ne pouvais plus me décoller de ce sentiment, en me disant quoiqu’elles aient fait, c’est trop tard, je suis parti avec elles.

Je me disais tout est réel, tout est documenté et le roman est revenu par le jeu d’acteur, j’avais mis le roman par la porte et il est revenu par la fenêtre.

Je crois que le film recouvre une croyance profonde que j’ai dans la puissance de révélation du cinéma.

La question du pourquoi quand vous êtes devant un cas radical de violence n’est pas très intéressante, donc la question du comment. L’outil de cinéma c’est beaucoup plus comment que pourquoi.

J’apprenais plus en lisant Dostoïevski qu’en allant faire un travail d’enquête que j’ai délégué. Je préférais me tenir à côté de la réalité documentaire parce que mon travail à moi c'était de ramener du romanesque.

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