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Rencontre d'Arles

Les Rencontres d’Arles: la photo au service de l’écologie . Focus sur deux photographes exposés à la 50e édition des Rencontres d’Arles

23 min
À retrouver dans l'émission

Marina Gadonneix, photographe, pour son exposition Phénomènes à la Mécanique générale (jusqu’au 22 septembre) Philippe Chancel, photographe, pour son exposition Datazone à l’Eglise des Frères Prêcheurs (jusqu’au 25 août)

Rencontre d'Arles
Rencontre d'Arles Crédits : DR

Il y a cinq ans, Marina Gadonneix s'est lancée dans un drôle de projet: documenter des lieux de recherche scientifique où sont reconstitués des phénomènes naturels, météorologiques ou astrologiques, astrophysiques,  trous noirs, sol de la planète mars, éclairs, aurores boréales. 

De la Corée au Nigéria, Philippe Chancel expose en ce moment son roman en 14 chapitres. 

Je ne m'intéressais pas aux phénomènes naturels réels, mais aux phénomènes naturels extraordinaires, imprévisibles et reproduits en laboratoire. Ça a été un long travail de recherche. Marina Gadonneix

J'avais envie que ça soit un voyage, une forme d'exploration entre le merveilleux et la catastrophe. C'est vrai qu'à chaque fois que j'arrivais dans un laboratoire, ce qui m'intéressais n'était pas tant une description très documentaire du laboratoire, mais plutôt d'axer mon œil sur le phénomène reproduit en soi et d'observer uniquement le phénomène de manière à ce qu'il soit en quelque sorte complètement énigmatique et qu'on puisse aussi se perdre dans ce voyage à travers les éléments naturels reproduits. Marina Gadonneix

Datazone est une sorte de cut-up du monde. J'essaie  comme ça aux quatre coins du monde des de faire ce que j'appelle des prélèvements du réel qui me paraissent un peu emblématiques effectivement des zones de tension, les effets toxiques de la mondialisation. Philippe Chancel

L'esthétisation de mes images, c'est une sorte de défense. Parfois la violence est tellement forte sur certains terrains d'investigation, par exemple, j'ai en mémoire le Delta du Niger, qui est quand même un enfer sur terre, si je n'avais pas eu cette échappatoire de voir dans ce désastre ravageur une certaine beauté, je pense que je n'en serai pas sorti d'une certaine manière. Donc c'est une manière aussi de faire une approche en douceur et de donner à voir de façon plus légère finalement des choses assez dramatiques. Philippe Chancel

Musiques: « Life on Mars » chanté par Seu Jorge dans la B. O. du film « La Vie aquatique » de Wes Anderson (2004)

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