LE DIRECT
Simon Liberati, auteur de "California Girls"

Rentrée littéraire : Simon Liberati, écrivain, pour la sortie de « California Girls »

17 min

L’écrivain Simon Liberati, auteur d’Eva (Grasset, 2015) et de Jayne Mansfield 1967 (Grasset, 2007) ausculte les « Tate murders » sous le prisme des jeunes filles endoctrinées par Charles Manson avec California Girls (Grasset, 17 août 2016).

Simon Liberati, auteur de "California Girls"
Simon Liberati, auteur de "California Girls"

A la fin des années 60, Charles Manson, qui a déjà été emprisonné à plusieurs reprises, fonde une secte, la Family, et s’installe dans le Spahn Ranch, un décor de film dans les alentours de Los Angeles.

Majoritairement composée de jeunes filles maintenues sous l’emprise continuelle du gourou Manson, qui se présentait comme la réincarnation du Christ, la Famille vivait d’acides, d’amphétamines, d’orgies sexuelles et de nombreux larcins.

Charles Manson avait un funeste projet : celui de faire accuser les Black Panthers d’une série de meurtres qu’il ferait exécuter par sa communauté.

Dans la nuit du 8 au 9 août 1969, les « Girls », accompagnées de son bras droit Tex Watson, commirent une série d’assassinats qui sidérèrent l’Amérique et marquèrent la fin du Summer of Love. Avec une violence inouïe, ils tuèrent Sharon Tate, la femme de Roman Polanski enceinte de huit mois et quatre de ses amis.

Pourquoi, comment ? Qu’est-ce qui pousse une bande de jeunes hippies à tuer sauvagement, sur simple ordre d’un gourou ? Peut-on parler d’endoctrinement ?

En trois actes, Simon Liberati décortique trente-six heures d’effroi d’une plume glaçante. Son écriture est chirurgicale, fait mouche. On ne peut s’empêcher d’être obsédé, comme l’auteur, par le mécanisme qui a poussé les California Girls à commettre le Mal absolu sans aucun remord.

Chroniques

8H55
4 min

Pas si bêtes, la chronique du monde sonore animal

Le lion des mers australien, aboyeur vindicatif
Intervenants
À venir dans ... secondes ...par......