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"Rester vertical" d'Alain Guiraudie, en salle le 24 août 2016.

« Rester vertical » : rencontre avec le cinéaste Alain Guiraudie

14 min

Alain Guiraudie filme le plateau du Causse de Lozère, la perdition d’un scénariste, des corps que l’on voit peu au cinéma faire l’amour, et une meute de loups silencieux. « Rester vertical » sort en salles ce mercredi 24 août.

"Rester vertical" d'Alain Guiraudie, en salle le 24 août 2016.
"Rester vertical" d'Alain Guiraudie, en salle le 24 août 2016. Crédits : Unifrance

« Rester vertical » est d’abord un titre qui rappelle Nuit debout, une injonction à se tenir perpendiculaire, ou fier, ou en érection, c’est selon. Le film s’ouvre sur une évocation pasolinienne : Léo, scénariste parisien en panne d’inspiration, interpelle un ragazzo sur le bas-côté d’une route, et lui propose de faire du cinéma. Refus du jeune homme, Léo continue sa route : il veut voir le loup. Sur le plateau du Causse, il rencontre Marie, bergère, qui vit avec son père et deux garçons. Ils s’aiment, ont un enfant, qu’elle rejette, à cause de l’absence du père et d’un tenace baby-blues. Peu à peu, le film commence un va-et-vient entre rêve et réalité, au rythme de la déchéance de Léo, qui vit chez le père de Marie, Jean-Louis, un homosexuel bourru qui le désire à en crever.

Chez Guiraudie, le désir est partout, omniprésent. Celui de Léo pour Yoan, le ragazzo, d’abord. Et puis ensuite de Jean-Louis pour Léo, de Yoan pour Marcel, le vieux qui l’héberge, et enfin de Marie pour Yoan. Spirale des envies, tourbillon sexuel : le film comporte une sublime scène d’euthanasie-sodomie sur fond de rock psychédélique que le spectateur n’est pas prêt d’oublier.

Virée aux confins de l’existence sociale, « Rester vertical » se termine sur un plan lumineux, un final superbe où Léo, enfin, voit le loup. Et cette seule scène, sublime, magique, évoquant évidemment l’imaginaire enfantin, est une raison suffisante pour aller voir ce beau film énigmatique.

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