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Rithy Panh : "L'art est une solution cinématographique au problème de la représentation"

26 min
À retrouver dans l'émission

Le cinéaste franco-cambodgien est le grand invité des Journées internationales du film sur l'art à l'Auditorium du Louvre tout le weekend et son dernier film, "Les Tombeaux sans noms", est sélectionné au festival de Biarritz

Crédits : Vivien Killilea - Getty

Depuis Site 2, son premier film qui date de 1989, jusqu’aux Tombeaux sans noms, son dernier, présenté à la Mostra de Venise en août dernier et qu’on pourra voir bientôt sur Arte, que l’on pense aux Gens de la rizière, à Un soir après la guerre, à S21, la machine de mort khmère rouge, à La Terre des âmes errantes, à Duch, le maître des forges de l’enfer, ou à L’image manquante, le cinéma de Rithy Panh a toujours enregistré et questionné la mémoire du génocide cambodgien qui a coûté la vie à 2 millions de personnes entre 1975 et 1979, la douleur des survivants et l’exil. Il est l’invité des Journées internationales du film sur l’art au Louvre du 25 au 27 janvier, où seront projetés quatre de ses films.

Rithy Panh explique travailler en s'entourant d'historiens, d'anthropologues, et d'artistes pour préparer ses films, justement parce qu'il aimerait aller au-delà de l'étiquette de "cinéaste de génocide". Pour lui, ses films parlent davantage de "comment faire son deuil".

J’intègre toutes formes d’art, même la musique. Tout ce qui me permet de montrer l’absence. L'art est une solution cinématographique au problème de la représentation.

Ce sont des disparus ils n’ont pas de sépulture, il n’y a pas d’endroit pour se recueillir. On sait qu’ils sont morts mais ils n’ont pas de stèle. Tous les ans je vais dans le village où ma famille a été déportée. Au début, je n’osais pas aller dans la forêt où ils sont enterrés alors que je savais que, là, il y avait des personnes mortes, des âmes errantes. Mais avec le temps, et notamment grâce au bouddhisme, j’ai trouvé le moyen de parler avec ces âmes.

Le choix musical de Rithy Panh: "Ma môme" de Jean Ferrat  : "c’est grâce à ces chansons que j’ai appris le français quand je suis arrivé en France. En chanson, c’est plus simple. Et puis, j’habitais Créteil !"

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Plus d'informations sur Les tombeaux sans noms, le dernier film de Rithy Panh.
Plus d'informations sur Les Journées internationales du film sur l'art du 25 au 27 janvier au Louvre.

Le festival du documentaire à Biarritz, où est sélectionné le film de Rithy Panh: 

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