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Véronique de Viguerie à Visa pour l'image

Véronique de Viguerie : "Les personnes photographiées nous laissent entrer au plus profond d’eux-mêmes".

25 min
À retrouver dans l'émission

Véronique de Viguerie est photojournaliste, elle a remporté le Visa d’Or au festival international de photojournalisme Visa pour l’image pour son reportage au Yémen.

Véronique de Viguerie à Visa pour l'image
Véronique de Viguerie à Visa pour l'image Crédits : RAYMOND ROIG - AFP

Véronique de Viguerie est une femme photographe qui vient de recevoir le prix le plus prestigieux, le Visa d'Or au festival international de photojournalisme de Perpignan. Son prix, elle l’a reçu pour sa série d’images prises au Yémen, à l’arrière d’un conflit qui depuis trois ans maintenant a fait plus de 10 000 morts et ensanglante le pays dans le silence le plus total.

Le but d’un photojournaliste, c’est de mettre la lumière sur des choses qu’on n’a pas l’habitude de voir ou qu’on n’a pas envie de voir.

Véronique de Viguerie travaille en binôme avec la journaliste Manon Quérouil-Bruneel. Toutes deux souhaitent s’emparer de sujets peu traités dans les médias. C’est donc dans ce cadre qu’elles ont pensé au Yémen, où sévit un conflit terrible et où les accès et les autorisations sont difficiles à obtenir.

Ce qui nous a le plus marquées, c’est cette misère de combat au quotidien. Tout est compliqué, il n’y pas d’électricité, d’eau potable, même s'il y a de la nourriture dans les magasins, à Sanaa c’est extrêmement cher, l’essence coûte cher. 

Yémen : La guerre qu'on nous cache.

On a voulu monter comment on vit sous un blocus en étant régulièrement bombardé. C’est une guerre complexe, mais on montre comment la société civile se débrouille pour vivre quotidiennement.

C'est ainsi que la vie s'organise autrement dans les rues du pays. On apprend notamment qu'il existe un "Gouvernement des enfants" : 

C'est le maire de Sanaa qui a décidé de placer, dans chaque ministère, un enfant qui serait le pendant de chaque ministre : le ministre des transports à treize ans. 

Ce n'est donc pas sans difficulté qu'elles ont parcouru le Yémen, même si le travail a parfois été facilité d'une manière assez surprenante : 

En tant que femme dans ces pays, on est un troisième sexe, on n’est vue ni comme une femme ni comme un homme, on est dans une situation confortable.

Pour plus d'informations ou pour voir le travail de Véronique de Viguerie, c'est ici.  

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