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Vladimir Cosma le 19 mai 2016.

Vladimir Cosma : 50 ans de carrière

17 min

Le compositeur de musiques de films Vladimir Cosma a signé la bande-originale de plus de 200 films et composé des mélodies inoubliables du cinéma français, de celles qui vous trottent dans la tête un long moment après les avoir entendues: La Boum, Diva, Le Bal, Les Aventures de Rabbi Jacob...

Vladimir Cosma le 19 mai 2016.
Vladimir Cosma le 19 mai 2016. Crédits : Joël Saget - AFP

Vladimir Cosma, l'auteur de musique de films populaires et de comédies françaises, fête ses cinquante ans de carrière. A cette occasion, il réécrit ses musiques pour les jouer en concerts. Il explique que le cinéma, "c'est l'art de la concision en matière de musique". La durée des morceaux étant très courte, c'est compliqué de développer des idées musicales, l'adaptation symphonique justement permet une nouvelle construction.

Il se souvient de sa première musique de film pour "Alexandre le bienheureux" d'Yves Robert et combien il a été "malheureux" au mixage du film, d'entendre sa musique tronquée de la sorte. Mais il sait qu'il travaille "au service du film", tandis qu'au concert, sa musique "a besoin d'un autre souffle" pour exister pleinement.

Stravinsky appelait la musique papier peint, qui n'a pas de puissance, de valeur en elle-même, qui est là uniquement pour meubler une scène. Moi je trouve, comme lui d'ailleurs, que la musique a un rôle comme un tableau dans un appartement. Le tableau est là, il a sa valeur propre, on peut le sortir de l’appartement, il vit quand même tout seul.

Il raconte les coulisses de la création de quelques musiques de films qu'il a composées, celles pour "La gloire de mon père" ou encore "Les Aventures de Rabbi Jacob" et " Le grand blond avec une chaussure noire" avec la célèbre flûte de pan, "une idée en décalage par rapport à l'image" qui allait précisément à l'encontre du genre de James Bond. Certains acteurs sont aussi des sources d'inspiration comme Pierre Richard ou Louis de Funès qui amènent des formes musicales très différentes. 

Il observe avec regret que de plus en plus on utilise des musiques préexistantes dans les films d'aujourd'hui. Ce n'est pas une question de moyens car acheter les droits coûtent très cher : "Avec le prix d'achat d'une musique, on pourrait faire une musique originale complète.

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