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François Bayrou et le Premier ministre Edouard Philippe au sortir du Conseil des ministres du 14 juin 2017

Remanier, pour ne pas se renier ? (2ème partie)

20 min
À retrouver dans l'émission

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François Bayrou et le Premier ministre Edouard Philippe au sortir du Conseil des ministres du 14 juin 2017
François Bayrou et le Premier ministre Edouard Philippe au sortir du Conseil des ministres du 14 juin 2017 Crédits : PATRICK KOVARIK - AFP

On parle beaucoup de moralisation de la vie publique. Il y a eu différentes étapes, la dernière étant la démission des ministres MoDem dont François Bayrou. Qu’en pensez-vous ?

Ce processus n’est pas un processus nouveau. On est en train d’atteindre aujourd’hui presque un point d’orgue. Le pouvoir judiciaire devient un véritable acteur politique. Mais on peut aussi en voir les effets pervers, ce qu’Alain-Gérard Slama appelait l’« angélisme exterminateur ». En quelques semaines les têtes tombent les unes après les autres. Et le processus n’est peut-être pas terminé. Pascal Perrineau

Ce qui est paradoxal, c’est que beaucoup de gens qui ont été accusés d’avoir commis certaines turpitudes ont été réélus.

C’est un peu la limite de l’exercice. L’opinion publique réclame plus d’honnêteté et d’intégrité et en même temps ne sanctionne pas aux urnes ceux qui sont les plus soupçonnés. Toutefois ce qui n’est vraiment plus toléré c’est quand l’argent public est en jeu. Hélène Bekmezian

Le Parti Socialiste (PS) fait face à de grosses difficultés, les Républicains (LR) également, même si elles sont moindres.

Il y a en effet eu pour la première fois dans la Ve République la quasi disparition des deux formations politiques qui organisaient la bipolarisation depuis des décennies. La crise est forte à droite, on le voit dans la genèse de deux groupes pour LR. Mais la crise est d’une profondeur phénoménale à gauche. Le PS est menacé de disparition, broyé entre une contestation de la gauche de la gauche et la puissance du « macronisme ». Enfin il y a la concurrence du Front national (FN). Cinq des huit députés FN élus à l’Assemblée sont élus dans des terres historiquement de gauche. Pascal Perrineau

Il va y avoir des chefs de partis à l’Assemblée nationale. Est-ce que cela peut modifier le rôle de l’Assemblée sur le plan médiatique ?

Sur le plan médiatique cela concerne surtout Marine Lepen car elle n’a pas de groupe. Or l’Assemblée est constituée autour de ces groupes. Elle compensera cela par une bataille médiatique, tandis que Jean-Luc Mélenchon s’exprimera beaucoup plus dans l’hémicycle. Hélène Bekmezian

Chroniques
8H40
4 min
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Intervenants
  • Journaliste, rédactrice en chef adjointe pour lemonde.fr
  • Politologue et professeur des Universités à Sciences Po, ancien directeur du CEVIPOF
  • auteur du Billet politique de France Culture, journaliste au service politique de la rédaction
L'équipe
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