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Virginie Despentes à Paris, le 4 novembre 2015

Virginie Despentes : "J'ordonne un peu plus mes pensées que si je n'écrivais pas"

19 min
À retrouver dans l'émission

Suite de l'entretien avec Virginie Despentes, pour parler du tome 3 des aventures de "Vernon Subutex", sorte de "Comédie humaine" des années 2010, du côté des vaincus, portée par une écriture "à l'os".

Virginie Despentes à Paris, le 4 novembre 2015
Virginie Despentes à Paris, le 4 novembre 2015 Crédits : Mollona/Leemage - AFP

Invitée des Matins à l'occasion de la publication de Vernon Subutex 3, Virginie Despentes évoque l'attentat contre Charlie Hebdo du 7 janvier 2015 et de ses conséquences :

En général, les grands drames nous conduisent plutôt dans la peur et à des réactions néfastes. Et effectivement, à partir du 7 janvier, quelque chose qui était déjà en train de pousser, qui était déjà mis en place de la parole raciste notamment, j'ai la sensation que ça s'est totalement libéré.

Dans cet entretien, Virginie Despentes développe différents thèmes du troisième tome de Vernon Subutex, comme l'amitié, les relations polyamoureuses, Nuit Debout.

Si on parle uniquement d'incarnation de la virilité, [Emmanuel Macron] est un jeune premier qui porte bien le costume, c'est déjà ça, mais sinon ça ne me convient pas mieux. Ce que je lui reproche ? J'ai l'impression qu'il va faire plus de la même chose et on sait déjà que cette même chose elle ne marche pas, elle nous conduit à des catastrophes à tous les niveaux, et notamment à des catastrophes sociales, politiques, écologiques. J'ai l'impression qu'il va faire encore la même chose, c'est-à-dire creuser les différences, permettre aux riches de s'enrichir toujours plus et humilier les pauvres.

Sur les addictions, alcool, drogues, elle ne les consomme plus mais pour s'échapper de la réalité elle se tourne vers la fiction.

C'est plus important encore de lire parce que c'est une façon aussi de s'éteindre, de se retirer du monde et d'entrer dans complètement autre chose. Pour ça il faut aimer lire et trouver les livres qui vous conviennent vraiment. Et je pense que pour plein de gens, les séries par exemple remplissent la même chose : je rentre chez moi, je ne vais pas prendre un verre de blanc ou me rouler un pétard, je vais me mettre quatre heures de série dans la tête et je sais que je peux compter dessus, c'est le robinet. Alors, oui, dans la fiction il y a quelque chose... ce n'est pas que comme la drogue, mais c'est aussi comme la drogue.

Chroniques
8H40
8 min
La Vie numérique
Virginie Despentes = Balzac + Internet = on aime

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