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Edouard Philippe répond à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 juillet 2017

Edouard Philippe: "Les livres qui m'ont construit" (2ème partie)

22 min
À retrouver dans l'émission

Le Premier ministre est l'invité des Matins d'été à l'occasion de la parution de son livre "Des hommes qui lisent" aux éditions JC Lattès.

Edouard Philippe répond à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 juillet 2017
Edouard Philippe répond à une séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 12 juillet 2017 Crédits : Alain Jocard - AFP
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11 min
Edouard Philippe - 2e partie de l'entretien

Dans son ouvrage, Edouard Philippe revient sur les livres qui ont construit son engagement politique. Mais jusqu'à quel point la lecture change-t-elle la manière de faire la politique ? Dans son discours de politique générale devant l’Assemblée (comme dans son livre), le Premier Ministre a cité Jared Diamond, un scientifique américain, reconnu comme un grand spécialiste des risques liés au changement climatique. Et pourtant, comme député, Edouard Philippe n’a pas voté la loi pour la transition énergétique.

J’ai une vraie révérence pour Diamond. J’ai appris et compris des choses en lisant ce qu’il a écrit. Effondrement est un livre que certains disent noir et pessimiste sur l’avenir des sociétés humaines, à cause de la consommation des ressources. En même temps, ce que je trouve extraordinaire dans ce livre c’est qu’il montre que les sociétés humaines quelles qu’elles soient, ont la possibilité de prendre des décisions qui permettent de sauver l’affaire ou pas. C’est pour ça que je n’ai jamais pensé qu’Effondrement est un livre pessimiste : je pense que c’est un livre sur la liberté collective de prendre les bonnes décisions. Cela nourrit une réflexion. Mais ce n’est pas parce que que vous lisez Diamond que vous êtes d’accord avec telle ou telle disposition législative.

[...] Probablement je n’étais pas convaincu par les dispositions de la loi. Problablement aussi j’ai pris ma part au jeu assez stérilisant de la majorité et de l’opposition. C’est aussi ce qui a justifié le fait que je ne me sente pas enfermé dans ma famille politique en 2017 et que j’essaye d’aborder les choses sous un autre angle avec le Président de la République.

Alors que le 14 juillet Donald Trump participera aux commémorations nationales à Paris, Edouard Philippe est revenu sur cette invitation :

Je rappelle que la raison pour laquelle le Président des Etats-Unis a été invité, c’est que nous fêtons cette année le 100e anniversaire de l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale. Ce n’est pas une petite chose. La Première guerre mondiale a été la plus grand boucherie que la France ait connu, une guerre abominable. Et l’un des éléments qui a permis d’en sortir, c’est-à-dire de gagner, c’est justement l’entrée en guerre des Etats-Unis. C’est moins spectaculaire que le Débarquement de 1944, mais c’est tout aussi essentiel. Et inviter le Président des Etats-Unis cent ans après cela me semble justifié. Et je comprends mal que l’on puisse oublier cet anniversaire, je le comprends très mal.

Retrouvez ici la première partie de l'entretien

Chroniques

8H30
6 min

Le Journal de la culture

Festival "Jazz à Sète"/ Exposition « 7439 », à la galerie Thierry Bigaignon/ Le Caire Confidentiel

Bibliographie

Première de couverture

Des hommes qui lisentJC Lattès, 2017

Intervenants
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