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Une abeille butine dans un champ de fleurs près de Konigsborn, Allemagne, 26 avril 2017

Sixième extinction massive des espèces : que reste-t-il à sauver ? (2ème partie)

10 min
À retrouver dans l'émission

Le 10 juillet dernier, des scientifiques américains et mexicains tiraient la sonnette d’alarme face à l’extinction d’animaux vertébrés en nombre et en répartition territoriale, y compris des espèces considérées comme non menacées.

Une abeille butine dans un champ de fleurs près de Konigsborn, Allemagne, 26 avril 2017
Une abeille butine dans un champ de fleurs près de Konigsborn, Allemagne, 26 avril 2017 Crédits : Klaus-Dietmar Gabbert / DPA - AFP

Leur étude, faite auprès de plus de 27 000 espèces, montre en effet que ce n’est pas seulement le nombre d’espèces qui décline drastiquement depuis un siècle, mais également le nombre et la taille des populations par espèce. Par population il faut entendre la concentration d’un groupe d’animaux sur un territoire donné. Les scientifiques ont évalué à hauteur de 40% la réduction de la répartition géographique d’environ 177 espèces de mammifères. Ce constat acte la sixième extinction de masse d’espèces, la dernière en date étant celle des dinosaures il y a 65 millions d’années.

Parmi les causes principales de cette extinction notons le réchauffement climatique, la pratique de l’agriculture intensive, la surexploitation des stocks halieutiques, la déforestation ou encore la transformation de l’habitat naturel de certaines espèces. C'est la première fois qu'une extinction massive relève de l'activité d'une espèce, à savoir l'homme.

De lourdes conséquences sont à prévoir pour la biodiversité, l’écologie et également l’économie globale. La question est alors de savoir comment sauver les espèces restantes. Faut-il donner la priorité à certaines d’entre-elles ? Comment déterminer qu’une espèce est plus importante qu’une autre dès lors qu’elles participent de et à la biodiversité ainsi qu’à l’équilibre des écosystèmes ?

Paul R. Ehrlich, co-auteur de cette étude, questionne dès 1968 dans son ouvrage "The population bomb" la surpopulation humaine. Serions-nous alors trop nombreux sur Terre pour assurer la survie de la biodiversité ?

Le début de cette nouvelle extinction massive est-elle le premier symptôme du déclin de notre civilisation ?

Nous recevons Gilles Bœuf, biologiste, professeur à l'Université Pierre et Marie Curie et président du conseil scientifique de l’Agence Française pour la biodiversité (AFB).

"Le lit du terrorisme c'est le changement climatique" Gilles Bœuf

"Il faut arrêter avec cette culture de l'utilitarisme. On doit tuer cette économie actuelle du profit" Gilles Bœuf.

"On doit développer chez chacun une culture de l'impact : quand on mange, quand on se déplace..On doit commencer maintenant." Gilles Bœuf

Retrouvez ici la 1ère partie

Chroniques
8H30
6 min
Le Journal de la culture
Festival Musique(s) en Émeraude / Festival de Théâtre de Figeac
Intervenants
  • Biologiste, président du Muséum d’histoire naturelle de 2009 à 2015.
L'équipe
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