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Le Président de la République française Emmanuel Macron à Genève le 11 juin 2019 à l'Organisation Internationale du Travail

Acte II du quinquennat : Macron peut-il faire sa révolution ?

39 min
À retrouver dans l'émission

Edouard Philippe a prononcé hier à l’Assemblée Nationale sa deuxième déclaration de politique générale pour ce qui doit marquer selon ses voeux le point de départ de "l'acte II" du quinquennat Macron.

Le Président de la République française Emmanuel Macron à Genève le 11 juin 2019 à l'Organisation Internationale du Travail
Le Président de la République française Emmanuel Macron à Genève le 11 juin 2019 à l'Organisation Internationale du Travail Crédits : FABRICE COFFRINI - AFP

Edouard Philippe a prononcé hier à l’Assemblée Nationale sa deuxième déclaration de politique générale pour ce qui doit marquer selon ses voeux le point de départ de "l'acte II" du quinquennat Macron. Que faut-il retenir des annonces qui ont été faites à cette occasion ? 

Pour en discuter aujourd’hui dans Les Matins de France Culture, Guillaume Erner reçoit Pierre-Henri Tavoillot et Agathe Cagé 

L’endettement : 

La question qui reste posée, c’est celle du financement et de l’endettement de la France qui reste omniprésent et on reste dans un horizon très incertain. Pierre-Henri Tavoillot.

Ce qui se dessine dans ce discours, c’est le volontarisme de concertation... La politique a besoin d’un budget… Or, on a aujourd’hui une situation budgétaire calamiteuse et donc la lutte contre l’endettement et la rigueur budgétaire, ce n’est pas qu’un souhait d’économiste. L’endettement c’est un boulet politique (ça empêche de mener des politiques ambitieuses), c’est un boulet pour l’Europe (car au sein de l’UE ça déstabilise, ça fragilise la position de la France) et c’est un boulet par rapport à l’avenir (car ce sont les enfants qui vont payer). Donc que cet Acte II soit aussi peu insistant sur les questions budgétaires et de financement, ça me paraît inquiétant. Pierre-Henri Tavoillot.

L’écologie :

L’écologie de la décroissance, l’écologie du développement durable. L’écologie réformiste et non révolutionnaire. Si on s’engage dans une révolution, ça exclue une série de personnes et cette politique n’aura aucune efficacité. Donc les révolutionnaires sont des radicaux qui, à mon sens, n’ont aucune chance de réussir quoi que ce soit. L’option réformiste (adapter des systèmes de production à des perspectives de développement durable) me paraît plus efficace, au-delà des idéologiques. Pierre-Henri Tavoillot.

Aujourd’hui, il y a trois risques majeurs : la question du réchauffement climatique, la chute de la biodiversité et l’épuisement des ressources naturelles… Le grand défi sur la question écologique, c’est quelle hiérarchisation opérer, comment on articuler les objectifs écologiques. En fonction de la hiérarchisation de ces trois objectifs, ce sont des politiques différentes et potentiellement contradictoires. Pierre-Henri Tavoillot.

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Intervenants
  • Professeur et président du Collège de Philosophie à Sorbonne Université.
  • Politiste, co-fondatrice et présidente du cabinet de conseil Compass label, ancienne conseillère de Vincent Peillon et de Benoît Hamon, et ancienne directrice adjointe de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, au ministère de l’Education nationale.
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