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La place Tiananmen surveillée par la police chinoise à la veille du 28ème anniversaire du massacre

Chine et démocratie : que reste-t-il de Tiananmen?

16 min
À retrouver dans l'émission

Au lendemain de la libération conditionnelle pour raison médicale du dissident chinois et prix Nobel de la paix Liu Xiaobo, et alors que le gouvernement passait sous silence le 28ème anniversaire du massacre de Tiananmen le 4 juin dernier, nous recevons Jean-Philippe Béja, sinologue et politologue.

La place Tiananmen surveillée par la police chinoise à la veille du 28ème anniversaire du massacre
La place Tiananmen surveillée par la police chinoise à la veille du 28ème anniversaire du massacre Crédits : GREG BAKER - AFP

Il sera rejoint en deuxième partie par Wang Dan, ancien leader étudiant des manifestations de la place Tian'anmen, et professeur d’histoire à l'université nationale de Tsinghua à Taiwan.

Comment interpréter la décision de la libération de Liu Xiaobo ?

Il semble qu’il ait été libéré seulement parce que sa maladie a atteint un stade extrêmement grave. Ce serait une tache sur l’image internationale de la Chine si un prix Nobel de la paix mourrait dans les prisons chinoises. Jean-Philippe Béja

A LIRE:Le dissident chinois Liu Xiaobo Nobel de la Paix

La situation économique de la Chine est-elle si brillante ?

Il y a des problèmes économiques évidents, notamment une dette intérieure qui est absolument exponentielle et un marché qui fonctionne essentiellement par injection par l’Etat de fonds pour essayer d’empêcher la récession économique. De plus la Chine est dépendante de ses exportations avec le reste du monde.

Comment qualifier le régime chinois ?

J’aime bien la qualification de Vaclav Havel qui parlait de « post-totalitarisme » pour la Tchécoslovaquie de l’après-printemps de Prague. Or le régime chinois d’aujourd’hui c’est le régime de l’après-Tiananmen, né de l’écrasement de cette révolte. On pourrait aussi parler de néo-totalitarisme, parce qu’il y a une partie de l’économie qui échappe au contrôle du Parti, mais les champs social et politique sont entièrement verrouillés par le Parti.

Que reste-t-il encore des communistes en Chine à part ce parti ?

Ce n’est pas l’adhésion qui fait le Parti communiste. L’idéologie du Parti sert à empêcher une autre idéologie d’émerger. On a un discours totalisant qui explique l’ensemble du monde, auquel personne ne croit. Cette idéologie permet de maintenir le monopole sur l’ensemble de la société.

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Retrouvez la deuxième partie d'émission ici.

Intervenants
  • sinologue, politologue, directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po).
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
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