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Manifestation à l'aéroport de Toulouse-Blagnac le 8 juillet dernier contre le plan social de suppresion de 5000 postes chez Airbus

Crise économique : diagnostic et remèdes

30 min
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Alors que les plans sociaux s'accumulent et que Bruno Le Maire annonce la potentielle suppression de 800 000 postes d'ici à la fin de l'année, un plan de relance est attendu. Quelles en sont les priorités ? Quelle place pour des choix de long terme lorsque l'on gère l'urgence ?

Manifestation à l'aéroport de Toulouse-Blagnac le 8 juillet dernier contre le plan social de suppresion de 5000 postes chez Airbus
Manifestation à l'aéroport de Toulouse-Blagnac le 8 juillet dernier contre le plan social de suppresion de 5000 postes chez Airbus Crédits : Remy Gabalda - AFP

« La relance ? J’y pense le matin, le midi et le soir. » Ainsi parlait Bruno le Maire il y a quelques jours, lui qui est désormais ministre de l’économie, des finances et de la relance, lui qui répète que d’ici la fin de l’année, au moins 800 000 emplois devraient être détruits : Airbus, Air France, Renault, Nokia ou Sanofi...  

Déjà les plans sociaux s’accumulent et on nous le dit : c’est loin d’être fini. D’autant que ce ne sont là que les plus visibles : combien d’autres, sur tout le territoire, moins impressionnants par leur ampleur, mais pas moins dramatiques pour ceux qui les vivent ?  

Comment l’économie, qui s’est arrêtée un temps, peut-elle redémarrer, et pour aller où ?  
Faut-il relancer la machine « quoi qu’il en coûte » ou changer de machine ?  Comment ne pas laisser trop de monde sur le bord de la route ?  

Demain, le 14 juillet, Emmanuel Macron s’adressera aux Français : au-delà des mesures d’urgence, un grand plan de relance est annoncé. Le Premier ministre, Jean Castex, a dit hier qu’il était quasiment prêt...

"Pendant le confinement, on estime que parce que les ménages n'ont pas pu consommer, il y a eu environ 80 milliards d'épargne qui s'est constituée. Un des enjeux, c'est que cette épargne qui a été forcée par le confinement, ne se transforme pas en épargne de précaution mais se dépense dans de la demande de biens qui ferait repartir évidemment la croissance. Pendant le confinement, les ménages les plus modestes ont baissé leur consommation mais moins que les ménages les plus aisés. Les ménages modestes, en septembre ou octobre vont être dans une situation où ils auront accumulé moins d'épargne que les ménages aisés. Et évidemment, ils seront aussi en première ligne, si j'ose dire, sur les questions de chômage et de précarité." Philippe Martin

Je ne dirais pas qu'il y a eu beaucoup d'argent mis sur la table parce que dans les chiffres données, il y a une partie qui est de la garantie de prêt. Pour l'instant on ne sait donc pas dans quelle mesure cet argent va effectivement correspondre à des dépenses ou pas. Ce qui a été mis sur la table, à part des mesures effectivement destinées à limiter la chute de l'activité, la chute de la consommation ou la la socialisation des pertes, c'est de l'argent destiné à rassurer et à éviter qu'il y ait encore plus de faillites et encore plus de plans sociaux. Mathilde Lemoine

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  • Economiste et cheffe économiste du groupe Edmond de Rothschild
  • économiste et président délégué du Conseil d’analyse économique (CAE)

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