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Trump et Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg en 2017

De Moscou à Washington, jusqu’où va l’influence de la Russie ?

42 min
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Alors que se poursuit l'enquête sur l'ingérence russe dans la campagne américaine et que Trump est soupçonné d'être un "agent russe", comment évaluer l'influence internationale du Kremlin ? Nous recevons un ex-ambassadeur en Russie, Jean de Gliniasty, et une journaliste, Amaëlle Guitton.

Trump et Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg en 2017
Trump et Poutine en marge du sommet du G20 à Hambourg en 2017 Crédits : SAUL LOEB / AFP - AFP

Fermes à trolls, fausses pages Facebook, armée de bots sur Twitter, piratages d’emails politiques embarrassants, propagande décomplexée sur RT, désinformation sur Sputnik  : du Brexit au mouvement des Gilets jaunes en passant par l’élection de Donald Trump  ou la montée des partis populistes italiens, plus aucun événement politique global ne semble pleinement analysé si on n’évoque pas, sous une forme ou une autre, l’influence de Moscou. Si l’existence de plusieurs campagnes de déstabilisation des démocraties occidentales  orchestrées depuis Moscou ne font plus aucun doute, qu’elle est la portée réelle de l’influence de la Russie dans les événements du monde ? 

Pour en discuter, Guillaume Erner reçoit Jean de Gliniasty et Amaelle Guitton. 

Jean de Gliniasty : 

Toutes les élites urbanisées de Russie ont un modèle américain. Malgré une culture de guerre froide qui apparaît dans les médias, mentalement, l'élite russe est mondialisée. 

Les relations avec la Russie sont devenues otages de la politique intérieure américaine. 

Les Etats-Unis n'ont pas d'analyse stratégique cohérente. Le rival principal des Etats Unis, c'est la Chine. D'un autre côté, l'establishment militaire américain trouve que la Russie est un ennemi commode. 

La base de la doctrine américaine en Europe, c'est qu'il faut arracher l'Ukraine à la Russie. Je crois que l'Europe n'a pas grand chose à dire, ce sont les américains qui donnent le la. 

L'arme informatique, c'est l'arme du pauvre. 

Amaëlle Guitton : 

Au moment du piratage des emails du parti démocrate, les grandes entreprises disaient qu'il y avaient deux acteurs : le renseignement militaire et le contre-espionnage russe. 

Des actions offensives cyber peuvent avoir pour objectif non plus seulement de l'espionnage mais une campagne d'influence. 

Une enquête technique prouve qu'au printemps, deux groupes de cyber attaquants se sont introduits dans le réseau du parti démocrate, en utilisant des techniques pas forcément complexes. 

Dans les usines à trolls, des gens sont payés pour créer des fausses pages, du contenu, les rendre virales, etc.. 

La question la plus compliquée c'est : quel a pu être l'impact de ces campagnes ? C'est très difficile à mesurer. 

La guerre informationnelle est utilisée par toutes les puissances, la Russie n'en a pas l'apanage. 

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Intervenants
  • Directeur de recherche à l'Iris, ancien ambassadeur de France à Moscou (2009-2013) spécialiste des questions russes
  • journaliste à Libération, spécialiste des enjeux numériques.
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