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Yasmina Reza

Dialogue avec Yasmina Reza

41 min
À retrouver dans l'émission

Yasmina Reza, auteur de théâtre, romancière et actrice, est actuellement l’invitée de La Scala pour la présentation de sa pièce « Dans la luge d’Arthur Schopenhauer ».

Yasmina Reza
Yasmina Reza Crédits : FRED DUFOUR - AFP

Yasmina Reza, auteur de théâtre, romancière et actrice, est actuellement l’invitée de La Scala Paris pour une « carte blanche » qui réunit la présentation de sa pièce « Dans la luge d’Arthur Schopenhauer », et sept « lectures-piano » de son récit « Hammerklavier » par de grandes comédiennes – Carole Bouquet, Nathalie Baye, Emmanuelle Devos, Nicole Garcia, Bulle Ogier et Josiane Stoléru – accompagnées par six jeunes pianistes.  

Extrait de la première scène de la pièce :

Nadine Chipman à Serge Othon Weil : 

Est-ce que nous ne voulons pas, au fond, que quelque chose arrive, un chavirement, un naufrage, ou n’importe quelle explosion qui nous dégage de l’accablement domestique ? J’ai aimé mon mari. Pendant un temps j’ai sincèrement aimé ce garçon brillant, fringant avec son cartable de cours, tout à son sujet, quelle fatale erreur de mettre l’amour au centre du mariage, amour et mariage n’ont rien à voir, amour et famille n’ont rien à voir, les sentiments entre un homme et une femme ne peuvent que s’engloutir dans ce dispositif. 

Yasmina Reza : 

Je n'ai jamais pensé que la théorie aidait à vivre. La condition de l'homme est toujours au-dessus de la théorie (les nerfs, les sentiments...). 

La littérature aime beaucoup celui comme il est, contrairement à la philosophie, qui hiérarchise. 

On peut vivre d'autres vies avec les potentialités qu'on a et que la vie-même ne nous permet pas d'expérimenter. 

L'obsession de la mort... Tout est à l'aune de la mort, on ne ferait rien s'il n'y avait pas la mort, on ne chercherait pas la création... 

D'un écrivain j'attends de l'audace, d'être déséquilibré, de ne pas être tranquille... Sinon, à quoi bon écrire ? On pourrait dire que c'est bien une écriture du réconfort. Mais moi ce n'est pas celle-là... 

J'ai cette faculté de pouvoir rire de tout, y compris des choses terribles. Je suis arrivée à mixer ça dans la littérature et le théâtre. Les gens rient, c'est un rire libérateur. 

J'ai toujours voulue être vue, être lue, être entendue. J'ai eu la chance énorme que ça marche. 

Les grands auteurs [de théâtre] sont tous passés par le théâtre. Quand on sait comment on joue, on sait le peu d'importance des mots. Souvent les écrivains de littérature qui se mettent au théâtre écrivent trop, étouffent l'acteur. 

Les questions que je pose sont plus métaphysiques que sociologiquement bourgeoises. 

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