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Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est l’homme le plus riche au monde, avec une fortune qui s’élève à 112 milliards de dollars selon le classement Forbes de 2018.

Economie mondiale : jusqu’où iront les inégalités ?

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Selon le rapport publié par Oxfam le 20 janvier, les vingt-six personnes les plus riches détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité, et la fortune des milliardaires a augmenté de 900 milliards de dollars en 2018.

Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est l’homme le plus riche au monde, avec une fortune qui s’élève à 112 milliards de dollars selon le classement Forbes de 2018.
Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, est l’homme le plus riche au monde, avec une fortune qui s’élève à 112 milliards de dollars selon le classement Forbes de 2018. Crédits : Phillip Faraone / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - AFP

elon un rapport d’Oxfam rendu publique dimanche, 26 milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité, soit 3.8 milliards de personnes. Aussi vertigineuse que puisse sembler cette statistique actuelle, l’étude des tendances montre que le nombre d’humains vivant sous le seuil d’extrême pauvreté est tombé de 1.9 milliards en 1981 à 800 millions aujourd’hui, quand bien même la population mondiale augmentait de 3 milliards d’individus. En 30 ans, s’est donc à la fois développée une concentration inédite de richesses en haut de l’échelle économique mondiale et, dans le même temps, une division par 3.9 du taux d’extrême pauvreté. Faut-il pour autant en déduire que l’augmentation des inégalités n’est pas incompatible avec la baisse de la pauvreté ? 

Pour en discuter aujourd’hui dans Les Matins de France Culture, Guillaume Erner reçoit François Bourguignon. 

François Bourguignon : 

La France ets l'un des pays les moins inégalitaires du monde, elle est moins inégalitaire que l'Allemagne. En France les inégalités n'ont pratiquement pas bougé depuis une vingtaine d'années. 

L'idée qu'il n'y aurait plu de classe moyenne, c'est une illusion. Il y a eu une métropolisation des économies, liée à la mondialisation, et cela s'est opéré au détriment d'une certaine périphérie. Mais au niveau national, on l'oublie. 

Les politiques ont un pouvoir de contrôle limité de l'économie, limité par la mondialisation et l'ouverture de l'économie. Jospin disait : "L'Etat ne peut pas tout". 

Ca n'est pas l'ISF qui empêchait des investissements nouveaux dans les entreprises. En revanche, si l'ISF a un impact sur le lieu de résidence des plus fortunés, on voit se déplacer le contrôle de certaines société françaises vers l'étranger. 

Le taux moyen des très hauts revenus est d'environ 30%. Ca n'est pas un taux prohibitif. 

Les patrimoines financiers augment parce que les cours boursiers augmentent. Derrière l'augmentation de la valeur des actions, il y a une augmentation du capital physique à la disposition des entreprises. 

Si la France décide de façon unilatérale de taxer les robots, ou le capital dans les entreprises, cela va résulter dans la fuite des capitaux vers l'étranger. On ne peut penser à ça qu'au niveau mondial. 

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  • économiste, professeur émérite à l’Ecole d’économie de Paris, ancien vice-président de la banque mondiale.
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