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Tomio Okamura leader d'extrême droite de République, Marine Le Pen leader du Front National et Geert Wilders leader d'extrême droite de Hollande.

Europe : Existe-t-il une internationale populiste ?

44 min
À retrouver dans l'émission

Vendredi, deux journaux allemands ont publié une séquence vidéo montrant Heinz-Christian Strache, chef du parti autrichien de la Liberté (FPÖ) et numéro 2 du gouvernement, en train de proposer des contrats publics à une intermédiaire russe, en échange de financements occultes.

Tomio Okamura leader d'extrême droite de République, Marine Le Pen leader du Front National et Geert Wilders leader d'extrême droite de Hollande.
Tomio Okamura leader d'extrême droite de République, Marine Le Pen leader du Front National et Geert Wilders leader d'extrême droite de Hollande. Crédits : Michal CIZEK - AFP

Heinz-Christian Strache a présenté sa démission samedi et le chancelier conservateur Sebastian Kurz a limogé lundi le ministre de l'Intérieur, Herbert Kickl, également membre du parti d’extrême droite FPO. Cette décision a entrainé le départ de tous les autres ministres de ce parti. Ce scandale fait exploser la coalition gouvernementale des conservateurs et de l’extrême droite, et ce à quelques jours des élections européennes.

Pour nous expliquer les conséquences de cet événement pour l’extrême droite autrichienne, mais aussi plus généralement pour les partis populistes européens, nous accueillons Jacques Rupnik, directeur de recherche au Centre d'études et de recherches internationales de Sciences Po (CERI), spécialiste de l'Europe centrale et orientale. Il a notamment dirigé l’ouvrage “Géopolitique de la démocratisation: L'Europe et ses voisinages” publié aux Presses de Science Po. 

Rejoint en deuxième partie d’émission par Florent Parmentier, maître de conférences à Sciences Po et chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC. Il est l’auteur notamment de l’ouvrage Les chemins de l’Etat de droit, la voie étroite des pays entre Europe et Russie paru également aux Presses de Sciences Po. 

Florent Parmentier

« La publication de cette vidéo profite à court terme à la droite conservatrice européenne, mais pas à la droite conservatrice autrichienne qui a peu d’intérêt à se débarrasser de son associé à la veille des élections européennes. »

Jacques Rupnik

Je pense qu’il y a en Allemagne une préoccupation grandissante face à la montée de l’extrême droite en Europe mais aussi dans son propre pays avec l’AFD. L’Autriche était un laboratoire d’une coalition entre la droite et l’extrême droite, qui devait s’étendre en Europe. Donc casser ce modèle avait un intérêt. 

Le FPÖ, parti de la cible de cette vidéo, Heinz-Christian Strache, est arrivé au pouvoir grâce à une coalition avec la droite et a immédiatement réclamé les ministères régaliens. Matteo Salvini a pris le ministère de l’Intérieur … Le fait que les partis d’extrême droite en coalition réclament les ministères régaliens, peuvent en faire usage, et banalisent l’extrême droite dans les gouvernements, cela préoccupe de nombreuses personnes. 

L'argent et la politique au plus haut niveau font un ménage étrange. Les liens avec la Russie, on a quelqu'un qui est prêt à se faire corrompre.

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Intervenants
  • historien et politologue, directeur de recherche au CERI Sciences-Po
  • enseignant à Sciences Po, secrétaire général du CEVIPOF, chercheur associé au Centre de géopolitique de HEC.
L'équipe
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