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Comment l'amour se conjugue-t-il avec la modernité ? - Photographie d'un couple se tenant la main

Eva Illouz : "La liberté sexuelle a été récupérée par des forces économiques pour créer des marchés de masse"

41 min
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Après 20 ans d’enquête sur la transformation par le capitalisme de la vie amoureuse, la sociologue spécialiste des émotions Eva Illouz, revient avec "La fin de l’amour, enquête sur un désarroi contemporain" (éd. Seuil) où elle analyse désormais les "non-relations".

Comment l'amour se conjugue-t-il avec la modernité ? - Photographie d'un couple se tenant la main
Comment l'amour se conjugue-t-il avec la modernité ? - Photographie d'un couple se tenant la main Crédits : Suwannar Kawila / EyeEm - Getty

Après une recherche menée pendant 20 ans autour de la transformation par le capitalisme de la vie amoureuse, la sociologue franco-israélienne Eva Illouz enquête désormais sur le "non-amour", les aventures d’un soir ou encore les divorces. Spécialiste des émotions, elle dresse une sociologie de l’intime sous le prisme de la modernité des rapports amoureux. Comment le vent de liberté qui a soufflé sur les relations amoureuses a-t-il influencé notre vie sociale et affective ? La liberté de s’engager ou de se désengager d'accord, mais à quel prix ? Se dirige-t-on inéluctablement vers la fin de l’amour ? 

Eva Illouz  est sociologue franco-israélienne, directrice d’études à l’EHESS. Elle enseigne à l’Université hébraïque de Jérusalem. Elle est auteure de « La Fin de l’amour, enquête sur un désarroi contemporain » (Seuil 2020).

Pour la sociologue, la liberté sexuelle a été "récupérée" par des forces économiques, ce qu'elle appelle "le capitalisme scopique". À partir du début du XXe siècle, des industries qui ont aidé à la formation de la société de consommation, se sont mises en place. "Ces industries ont géré le moi, ont géré la personne en termes d'image" explique Eva Illouz, "ce sont les industries de la mode, du cinéma, de la télévision, des cosmétiques... Elles ont transformé le corps en unité visuelle séduisante et attirante, pour créer des marchés de masse. Le corps de la femme devient alors une unité monnayable, exploitable. C'est un nouveau capitalisme".

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