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Jean-Christophe Cambadélis, 1er secrétaire du Parti socialiste, s'exprimant après les résultats du second tour le 18 juin 2017 à Paris

Le PS est-il HS ?

17 min
À retrouver dans l'émission

Le second tour des législatives qui s’est tenu dimanche a permis au PS de connaître une humiliante sixième défaite électorale d’affilée. Alors le PS est-il HS ? Pour en discuter aujourd’hui dans Les Matins de France Culture, Guillaume Erner reçoit Matthias Fekl et Marion Fontaine.

Jean-Christophe Cambadélis, 1er secrétaire du Parti socialiste, s'exprimant après les résultats du second tour le 18 juin 2017 à Paris
Jean-Christophe Cambadélis, 1er secrétaire du Parti socialiste, s'exprimant après les résultats du second tour le 18 juin 2017 à Paris Crédits : FRANCOIS GUILLOT - AFP

Suite aux élections législatives, le Parti Socialiste (PS) a seulement obtenu 29 sièges à l’Assemblée, contre 284 dans l’Assemblée sortante. Son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé son retrait de la direction du PS, après avoir admis une "déroute sans appel". Le PS devra également faire sans les ex-ministres de François Hollande, éliminés au premier tour. On compte parmi ces derniers Matthias Fekl, ancien ministre de l’Intérieur de François Hollande, qui est l’invité de Guillaume Erner, aux côtés de Marion Fontaine, maître de conférence en histoire à l'université d'Avignon.

"La gauche a perdu sa raison d’être. Quand elle perd sa raison d’être, elle perd tout simplement"

Comment interprétez-vous l’échec du PS à ces législatives ?

C’est une défaite qui vient de très loin, pour laquelle il y a une responsabilité collective dans laquelle je m’inclue. Je pense que nous payons une absence de travail sur le fond pendant plusieurs années, or conquérir le pouvoir ça se prépare. Ensuite le parti était arrivé à bout de souffle dans son fonctionnement et dans les idées qu’il portait. Matthias Fekl

Lorsque François Hollande a pris le pouvoir, en réalité il n’y avait pas de feuille de route ?

Je pense qu’il y avait une impréparation collective. Le PS a intériorisé que le rôle de la gauche était d’accompagner de manière un peu plus douce que la droite la brutalité néo-libérale, et plus de transformer concrètement le fonctionnement de l’économie, de remettre de la justice, de l’égalité, au cœur de nos préoccupations. La gauche a perdu sa raison d’être. Quand elle perd sa raison d’être, elle perd tout simplement. Matthias Fekl

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"Avec Monsieur Macron il y a une pratique du pouvoir assumée de « présidence jupitérienne »"

Pourquoi ne pas rejoindre la France Insoumise si vous considérez que la politique menée par François Hollande n’était pas suffisamment à gauche ?

Jean-Luc Mélenchon est le pendant d’Emmanuel Macron, soit quelqu’un dans l’hyperpersonnalisation du pouvoir. Nous n’avons pas de lieu de délibération, de validation collective. Avec Monsieur Macron il y a une pratique du pouvoir assumée de « présidence jupitérienne », soit une personne entourée d’un petit bureau de conseillers qui prend toutes les décisions. C’est une dérive extrêmement dangereuse de la Ve République. Matthias Fekl

A LIRE:"Président jupitérien" : comment Macron compte régner sur l'Olympe

Peut-on s’improviser député ?

Etre politique ce n’est pas un métier, et par définition, un citoyen peut se présenter à une élection et la gagner. La vraie question, c’est quel sera le rôle de ces députés, quel sera le rôle du Parlement. On va vers un Parlement totalement soumis, voire inexistant, avec un groupe qui sera mené de façon très ferme par le président du groupe, et qui sera là pour dire oui dès que l’exécutif le demandera. Matthias Fekl

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Retrouvez la deuxième partie de l'émission ici.

Intervenants
  • Ancien Ministre de l'Intérieur et Conseiller régional de Nouvelle Aquitaine
  • Historienne, maître de conférences à l'université d'Avignon, co-directrice du centre Norbert Elias
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
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