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Salle de classe

L’école : territoire sensible de la République ?

44 min
À retrouver dans l'émission

Au carrefour de débats sociaux complexes, allant de la réduction des inégalités sociales à l'intégration d'individus en situation d'exclusion, de la défense de la laïcité à l'apprentissage du vivre-ensemble, l'école est souvent envisagée comme un lieu de tensions.

Salle de classe
Salle de classe Crédits : BSIP - Getty

Après un quinquennat Hollande marqué par l’embauche de 54.000 professeurs dans les premier et second degrés, Jean Michel Blanquer vient d’annoncer la suppression prochaine de 1.800 postes dans l’éducation nationale. Face à l’inquiétude des syndicats et des associations de parents d’élèves, le  Ministre de l’Education assure que le volume d'enseignement sera maintenu« à travers le recours aux heures supplémentaires ». 

Le système éducatif français, qui attire déjà de moins en moins de candidats, va donc devoir encore un peu plus se reposer sur la bonne volonté d’enseignants mal rémunérés et mal considérés pour relever l’accumulation de défis que la société lui lance : de la lutte contre les inégalités à la défense de la laïcité en passant par la résorption de l’ensemble des fractures sociales, politiques et identitaires du pays, le programme des enseignants s’est en effet épaissi à mesure que la France prenait conscience de ses failles à la suite des attentats de 2015. 

L’école sauvera-t-elle la République ? 

Anne Anglès : 

La vraie difficulté c’est que l’on dénie une identité française à nos jeunes. « Vous êtes de la banlieue, de la racaille, vous n’avez pas les bonnes croyances... » Comme si on ne pouvait pas être français et musulman. C’est  une forme de violence subie par ces jeunes.          
Comment on répare ça ? 

On est à l’école dans un rapport de construction.          
L’égalité, la liberté, la laïcité, ce sont des constructions, des débats. La laïcité avant tout c’est une liberté de conscience. Il faut distinguer deux champs : celui de la croyance et celui de la connaissance.

Hakim El Karoui :
 

Ceux qui savent le mieux parler aux jeunes, ce sont des jeunes. Et certains portent une vision salafiste de la religion. Cette emprise se fait notamment via les réseaux sociaux          
 

Le déni de francité c’est du pain béni pour les salafistes. Il faut faire la fabrique du contre-islamisme. Ce n’est pas l’État qui va le faire, ce n’est pas l’école qui va le faire, ce sont les musulmans de France qui vont le faire. L’islamisme est avant tout une menace pour la religion musulmane. 

Hakim El Karoui : 

C’est une bataille de la connaissance. Les salafistes disent : l’arabe et l’Islam c’est la même chose. Apprendre l’arabe à l’école, c’est distinguer la langue de la religion. 

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Intervenants
  • Historien de l'école. Chercheur correspondant au Centre d'histoire de Sciences po.
  • Professeur d'Histoire
  • Essayiste et consultant, fondateur de la société Volentia, senior fellow à l'Institut Montaigne
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de
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