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Bureau de vote à  Stockport, au Royaume Uni

Législatives britanniques : les leçons d’un scrutin

18 min
À retrouver dans l'émission

Selon les résultats officiels rendus publics ce vendredi 9 juin, le parti des conservateurs a perdu la majorité absolue au Parlement. Theresa May avait convoqué ces élections législatives pour renforcer sa majorité, mais c'est l'inverse qui s'est finalement produit.

Bureau de vote à  Stockport, au Royaume Uni
Bureau de vote à Stockport, au Royaume Uni Crédits : JONATHAN NICHOLSON

Arrivée au pouvoir sans être élue pour remplacer un David Cameron délégitimé par l'échec de son référendum européen, la Première Ministre Theresa May a décidé de convoquer ces élections anticipées dans le but affiché d'élargir sa majorité. A 10 jours de l'ouverture des négociations entre Londres et Bruxelles pour déterminer les termes de la séparation entre le Royaume Uni et l'Union Européenne, Theresa May avait besoin d'asseoir son autorité et réclamait à ses électeurs un mandat clair pour appuyer sa stratégie de "Hard Brexit".

A ECOUTER : Pari raté pour Theresa May

Face aux Conservateurs, le leader travailliste Jeremy Corbyn, longtemps présenté comme inéligible en raison du supposé archaïsme de son programme très marqué à gauche, violemment attaqué par la presse tabloïd britannique, plusieurs fois contesté par les élus de son camp pour s'être trop éloigné de la voie centriste pronée par Tony Blair, partait dans les sondages avec un retard historique de 20 points.

A ECOUTER : Le pari de May

Porté par l'enthousiasme de son jeune électorat pour ses mesures sociales et de défense des services publics, la mauvaise campagne de Theresa May et la lassitude des britanniques après 6 années d'austérité imposée par les Conservateurs, Jeremy Corbyn a mené une campagne jugée réussie et pourrait créer la surprise en empêchant Theresa May d'obtenir une majorité absolue au Parlement.

A LIRE ET ECOUTER : Brexit, la désunion européenne

Les résultats auront de lourdes implications sur l'avenir de l'Europe : d'une part parce qu'ils détermineront la stratégie du gouvernement britannique pour néogcier le Brexit et l'avenir de la relation anglo-européenne, et d'autre part parce qu'une bonne performance de Jeremy Corbyn pourrait, après le bon score de Jean Luc Mélenchon à la présidentielle française, l'émergence de Podemos en Espagne et la victoire de Syriza en Grèce, confirmer le renouveau d'une certaine gauche européenne.

Pour en discuter aujourd'hui dans Les Matins de France Culture, Guillaume Erner est en direct de Londres en compagnie de l'historien anglais Richard Vinen, du journaliste du Guardian Jon Henley et de l'essayiste indien Pankaj Mishra, penseur majeur de l'avènement des populismes.

Pourquoi le programme des conservateurs n’a-t-il pas convaincu ?

C’est en partie la personnalité de Theresa May comme dame de fer qui n’est pas bien passé, en partie les questions de santé, en partie le rôle des universités car je pense qu’il y a eu une forme de revanche des étudiants, qui avaient très peu voté lors du Brexit et se sont cette fois-ci manifestés. Richard Vinen

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La tentation UKIP (UK Independence Party) est-elle derrière vous en Angleterre ?

Les facteurs qui ont poussé vers le Brexit existent toujours, l’immigration étant un des facteurs majeurs. Si l’on s’achemine vers un Brexit qui nous laisse liés à l’Union Européenne, il y aura un vote de résistance. John Henley

Est-ce que les Anglais regrettent le Brexit ?

On a vu dans les sondages il y a deux ou trois semaines l’émergence d’un phénomène extraordinaire. Alors qu’on avait voté à 48% pour rester et à 52% pour partir, ce n’est plus le cas. On est aujourd’hui à 45% pour partir, à 25% pour rester. Et 25% de ceux qui ont voté pour rester souhaitent maintenant que le Brexit ait lieu. Ils ont donc changé d’avis. John Henley

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