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Bouteilles de lait faisant l'objet d'une dénonciation des éleveurs, en 2016

Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation

18 min
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Pour évoquer les dossiers liés à l'agriculture, l'élevage et la grande distribution, nous recevons Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation.

Bouteilles de lait faisant l'objet d'une dénonciation des éleveurs, en 2016
Bouteilles de lait faisant l'objet d'une dénonciation des éleveurs, en 2016 Crédits : IROZ GAIZKA / AFP - AFP

Après un report d’une semaine, le gouvernement a publié le 13 décembre la première ordonnance de sa loi alimentation. En rehaussant de 10% le seuil de revente à perte et en encadrant les promotions, le gouvernement répond à une vieille et légitime attente des agriculteurs, désarmés face aux pratiques commerciales de la grande distribution et désespérés de ne plus pouvoir se rémunérer décemment. Mais, alors que les Gilets jaunes occupent encore des centaines de ronds-points pour défendre leur pouvoir d’achat, il prend également le risque de raviver la colère de ceux des Français qui n’auront pas les moyens de supporter la hausse des prix de certains aliments à laquelle les experts s’attendent. Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ?

Pour en discuter, Guillaume Erner reçoit Didier Guillaume, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation. 

Didier Guillaume

Il faut expliquer que depuis 18 mois Emmanuel Macron a essayé de remettre l'économie et le travail au coeur de son projet. 

La réponse du Président de la République a été forte, avec la hausse du pouvoir d'achat. 

Les états généraux de l'alimentation ont été lancés en mai-juin 2017. Il faut que la France garde une souveraineté alimentaire indispensable. 

Aujourd'hui ce qu'on constate c'est que les agriculteurs qui fournissent leurs produits sont étranglés. 

Augmentation du seuil de revente à perte. Il est impossible de revendre des produits à perte. 

Deuxième mesure : l'encadrement des promotions. Les produits alimentaires coûtent quelque chose. A partir du 1er janvier, les promotions seront encadrées.. 

Le revenu moyen des agriculteurs est beaucoup trop bas. Il faut que les agriculteurs vivent mieux de leur travail. 

Cette année dans le budget de la France, l'agriculture bénéficie d'une baisse de charges incroyable. Les charges baissent. Mais il est mis en place une redevance pour pollution diffuse. Cette taxe est mise en place pour la transformation de l'agriculture. 

Aujourd'hui il faut moins utiliser de pesticides. Donc les aides arrivent à la transition écologique et l’investissement. 

Mais les aides européennes sont très en retard, c'est absolument anormal. L'Etat a été défaillant. 

Le président de la République a décidé qu'il fallait sortir du glyphosate en trois ans, et nous y allons. Nous avançons à marche forcée, nous avançons vite, mais en faisant en sorte que tout le monde suive. 

Je veux réconcilier l'agriculture avec la société. 

Je suis le ministre qui aura contribué à arrêter le glyphosate et les pesticides. Mais je me bats toujours contre les intégrismes, d'où qu'ils viennent. 

Une des priorités du gouvernement, c'est l'installation. Il faut aider les jeunes à s'installer. 

Il faut préserver le modèle agricole de l'exploitation familiale. 

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