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Jair Bolsonaro président du Brésil

Printemps des peuples, automne de la démocratie ?

45 min
À retrouver dans l'émission

Impuissance politique, effritement de la confiance des citoyens envers leurs représentants et leurs institutions, nos démocraties ne se portent pas bien. Pourtant, il y a 20 ans, la chute du mur de Berlin semblait marquer le triomphe définitif de la démocratie. Que s'est-il passé ?

Jair Bolsonaro président du Brésil
Jair Bolsonaro président du Brésil Crédits : Sérgio Lima - AFP

En 1999, des sanctions diplomatiques furent prises par l’Union Européenne à l’encontre de l’Autriche. La raison ? L’entrée au gouvernement du FPO, un parti d’extrême-droite. 20 ans plus tard on sourirait presque à l’évocation de ce souvenir tant le monde a depuis changé. En Europe, l’extrême-droite fait désormais tellement partie intégrante du paysage politique qu’elle participe au gouvernement dans presque une dizaine de pays. Même l’Espagne, jusque là immunisée par le souvenir du franquisme, vient de voir la nouvelle formation VOX faire son entrée au parlement. L’Italie, autrefois pays le plus europhile du continent, est gouvernée depuis un an par une coalition populiste qui travaille chaque jour à diaboliser Bruxelles auprès de ses citoyens. A l’Est, des pays qu’on croyait vaccinés par l’expérience du totalitarisme socialiste démantèlent peu à peu les institutions démocratiques qui y avaient été érigées après la chute du mur de Berlin en s’inspirant ouvertement de la démocratie illibérale poutinienne. Emportés depuis deux ans par la fièvre populiste de la présidence Trump et de son slogan “America First”, les Etats-Unis abandonnent progressivement la défense de la démocratie dans le monde. En Chine, ou on pronostiquait que l’arrivée d’internet et des nouvelles technologies allaient inévitablement accélérer la transition démocratique, Xi Jinping invente contraire un nouveau modèle de dictature numérique et de surveillance de masse appelé à s’exporter aux autres régimes autoritaires de la planète. Comment est-on ainsi passé en une génération de l’euphorie de la fin de l’Histoire à ce qui s’apparente par moments aux prémisses de la fin de la démocratie ? 

Pour en discuter aujourd’hui dans Les Matins de France Culture nous recevons les philosophes Chantal Delsol et Monique Canto-Sperber

Il y a un parti qui est considéré comme un dégât objectif,  c'est impensable dans une démocratie. Ou bien un parti est considéré comme un danger et il est interdit, ou bien alors c'est un parti normal et il n'a pas être qualifié de danger.

Quand on réduit le nombre des députés, on sclérose, on rend anémique cette fonction de représentation, je le regrette car l'aboutissement naturel de cette évolution est de transformer le député en mandataire du pouvoir.

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Intervenants
  • philosophe, romancière, éditorialiste, professeure émérite de philosophie politique et membre de l’Institut, Académie des Sciences morales et politiques
  • Philosophe, directrice de recherche au CNRS, ancienne directrice de l’ENS et ancienne présidente de l'université Paris sciences et lettres (PSL), auteure de plusieurs ouvrages de philosophie antique et philosophie morale contemporaine
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