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Des CRS refoulant des Gilets Jaunes à Nantes, le 22 décembre

L’ordre ou la justice : faut-il choisir ?

43 min
À retrouver dans l'émission

Le projet de loi dit "anticasseurs" sera étudié à l'Assemblée à partir du 29 janvier. Nous en débattons avec l'avocat Henri Leclerc, Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme.

Des CRS refoulant des Gilets Jaunes à Nantes, le 22 décembre
Des CRS refoulant des Gilets Jaunes à Nantes, le 22 décembre Crédits : Sebastien SALOM-GOMIS / AFP - AFP

Pour répondre aux exactions commises par des manifestants lors des mobilisations des gilets jaunes, le gouvernement a décidé de soumettre au vote des parlementaires une loi « anticasseurs ». Le 7 janvier, Edouard Philippe annonçait cette nouvelle loi, visant à interdire aux casseurs identifiés de manifester et à créer un fichier dédié au recensement de ces individus. Mais le texte, accusé d’être liberticide, a déjà été révisé. Alors qu’il va être débattu dans l'hémicycle demain et mercredi, nous nous penchons sur un phénomène de sécurisation qui s’étend depuis les mesures liées à l’état d’urgence, et qui pourrait bien menacer certaines libertés publiques. 

Pour en discuter, nous sommes avec Henri Leclerc, avocat à la cour et Président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme. 

Henri Leclerc

En 1970 on a u ne loi anticasseurs qui bouscule les principe du droit. Cette loi a permis des répressions qui n'ont rien changé aux manifestations qui avaient lieu. 

Le mouvement de 68 ne s'est pas éteint à cause des répressions, mais parce que les causes du soulèvement n'étaient plus les mêmes... 

La loi anticasseurs est une loi anti-manifestations. 

Cette loi anticasseurs n'est pas une faute politique mais une bêtise politique. Je n'arrive pas à comprendre comment ce gouvernement a repris cette proposition de la droite, alors qu'il avait pris ses distances avec elle. Nous avons ici une loi de circonstance, rien n'est pire que les lois de circonstances. C'est un peu un aveu de faiblesse. 

Faire une loi de circonstance contre la liberté de manifester, c'est une absurdité. 

Contre la violence révoltée, la répression violente ne résout pas le problème. 

La loi de circonstance c'est une loi de propagande, qui consiste à dire : "Regardez, on fait quelque chose". Et en fait ça ne change rien. 

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Henry Chapier, combattant de la culture
Intervenants
  • Avocat, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme.
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