LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
"Il y aura la jeunesse d'aimer", Aragon. Lecture par Ariane Ascaride et Didier Bezace

Louis Aragon et Elsa Triolet : l’engagement amoureux

42 min
À retrouver dans l'émission

Nous recevons Ariane Ascaride, comédienne, et Didier Bezace, comédien et metteur en scène, à l’occasion du spectacle “Il y aura la jeunesse d'aimer”, au Théâtre du Lucernaire à Paris, du 31 octobre au 2 décembre 2018. Les deux acteurs lisent des textes de Louis Aragon et Elsa Triolet.

"Il y aura la jeunesse d'aimer", Aragon. Lecture par Ariane Ascaride et Didier Bezace
"Il y aura la jeunesse d'aimer", Aragon. Lecture par Ariane Ascaride et Didier Bezace Crédits : Nathalie Hervieux

Faire dialoguer les textes de deux grands écrivains du vingtième siècle avec leur amour en guise de fil rouge, c’est la proposition d’Ariane Ascaride et de Didier Bezace. Dans une « lecture-spectacle », la comédienne et le metteur en scène font résonner les mots de Louis Aragon et d’Elsa Triolet, couple mythique de poètes du vingtième siècle, au Théâtre le Lucernaire à Paris jusqu'au 2 décembre. 

Nous accueillons les deux interprètes de ce spectacle dont le titre “Il y aura la jeunesse d'aimer” est emprunté à la "Fable du navigateur et du poète", extrait du Fou d’Elsa dans, écrit par Louis Aragon en 1963, qui dit : 

« Et le plus simplement du monde il y aura

La jeunesse d'aimer et les yeux des pervenches

Des parfums plus profonds et des aubes plus blanches »

Didier Bezace : 

Aragon et Elsa Triolet font partie des quelques couples mythiques au même titre que Sartre et Beauvoir, Héloïse et Abélard. Ils ont mené à la fois une vie amoureuse très riche, contradictoire et ont été de grands écrivains. Je dis : une vie amoureuse contradictoire car ils traversent des phases de leur amour compliquées mais eux savent le dire : leurs angoisses, leurs inquiétudes, leurs peurs..

Ariane Ascaride : 

Ça n’a pas été simple pour Elsa Triolet, cette mythification d’Aragon, comme pour George Sand, celle de Musset… C’est toujours plus compliqué pour les femmes auteures. Or, il ne faut pas oublier qu’Elsa Triolet est la première femme à obtenir le Prix Goncourt. Ce qui m’énerve c’est qu’on la présente comme raide, revêche, alors qu’elle a beaucoup d’humour. Elle a écrit des livres formidables avec des personnages féminins qui ont encore des résonances aujourd’hui. 

Les mots d’Elsa Triolet m’aident à vivre comme manger et boire. Ce n’est pas que je me reconnais, c’est que je comprends ce qu’elle dit. Moi aussi je vis avec un homme qui est un créateur -Robert Guédiguian- et je participe à son travail. Je ne suis pas sa muse, je suis sa complice, on échange, on croise les choses. Comme Elsa et Aragon ont fait des œuvres croisées et ont ainsi élargi leurs champs de création.

Quand on vit avec un créateur, ce qu’il fait est toujours beaucoup plus important que tout ce que vous pouvez faire. Toutes les femmes ont été empêchées de créer par les hommes. C’est pour  ça qu’elles sont fortes. Et c’est comme ça que les hommes tiennent,  sinon ils s’effondrent. 

Chroniques
8H00
15 min
Journal de 8 h
Un tableau de David Hockney vendu 90,3 millions de dollars : pourquoi ?
8H16
3 min
Le Billet politique
Européennes : vers une vague verte ?
8H45
4 min
La Théorie
Orelsan, moraliste du XXIème siècle ?
Intervenants
L'équipe
Production
Production déléguée
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......