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Les deux tours des élections municipales se dérouleront le dimanche 15 et 22 mars prochain

Matinale spéciale avec France Bleu : Tour de France des municipales

43 min
À retrouver dans l'émission

A quelques jours du début des municipales, les Matins font un tour de France des enjeux locaux qui ont marqué la campagne de ces élections

Les deux tours des élections municipales se dérouleront le dimanche 15 et 22 mars prochain
Les deux tours des élections municipales se dérouleront le dimanche 15 et 22 mars prochain Crédits : boonchai wedmakawand - Getty

Alors que le premier tour des élections municipales doit se dérouler ce dimanche, Les Matins vous proposent de faire le tour des enjeux qui marquent le scrutin de plusieurs territoires en France. 

Disparition des étiquettes partisanes, écologie, sécurité, attractivité des centres-villes, union des droites et union des droites … Nous serons en liaison avec cinq journalistes des antennes locales de France Bleu, à Albi, Lille, Besançon, Montpellier et Dax. Et également en studio à Paris avec Jacques Lévy, géographe, professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne et directeur du laboratoire CHÔROS.

Vers la fin de l'étiquetage aux élections municipales ? 

"La phrase qui revient de la part des candidats aux élections municipales est "mon parti, c'est ma ville et je n'ai pas d'étiquette". Il y avait encore un débat il y a quelques jours, où la maire sortante d'Albi disait qu'elle était la seule qui n'est pas soutenue par un parti politique. Et puis, il y a la candidate en face, plus à gauche, qui redit qu'elle ne fait partie d'aucun parti politique. C'est un vrai argument de campagne" Sandrine Morin, journaliste pour France Bleu Occitanie, basée à Albi

" L'idée des candidats disant "mon parti, c'est ma ville" correspond à quelque chose qui peut paraître absurde parce que si tout le monde est le parti de la ville, il n'y a plus de compétition politique. Mais en fait, c'est l'idée qu'il peut y avoir des découpages politiques propres aux sociétés locales qui ne correspondent pas exactement aux découpages nationaux. Tout simplement parce que la société n'est pas la même et les enjeux politiques ne sont pas les mêmes." Jacques Lévy

Les candidats à l'unisson se parent d'un programme vert 

L'Environnement est en une des tracts des candidats de Lille. Tout simplement parce que c'est l'une des villes les plus polluées de France avec une quarantaine de jours de pics de pollution aux particules fines l'année passée. La mauvaise qualité de l'air serait responsable de 1700 morts prématurées par an dans la métropole, selon une étude de Santé publique France.  Stéphane Barbereau, journaliste à France Bleu Nord à Lille

" Le fait de changer de thématique, et d'aborder des sujets tels que l'environnement, la mobilité, la mixité sociale, l'urbanisme, sont devenus  des thèmes centraux dans l'action municipale. Ce processus est quelque chose qui s'est mis en place depuis une vingtaine d'années, et ça s'est étendu dans toutes les grandes villes. Ce qui fait que les thèmes classiques qui opposaient la gauche et la droite comme l'Etat providence ou plus de soutien aux entreprises, est quelque chose qui est dépassé depuis assez longtemps." Jacques Lévy

Dynamiser de nouveau les centres-villes, enjeu majeur des prochaines élections 

"Pourquoi le centre-ville s'est imposé à Dax? Parce qu'il y a une problématique qui n'est pas d'ailleurs uniquement pour Dax, ce sont ces villes moyennes dont le centre-ville souffre avec un faux tort de vacance commerciale. [...] Les deux candidats veulent des bus gratuits à Dax (pour dynamiser le centre-ville) et pour pouvoir notamment amener les gens des quartiers extérieurs en direction du centre ville facilement." Paul Ferrier, journaliste pour France Bleu Gascogne, basé à Dax

Une des spécificités des élections locales, c'est que les habitants ordinaires jouent un très grand rôle dans la construction de ce qu'est la société locale par leurs choix. [...] Et on constate dans toutes les enquêtes que ceux qui habitent dans des villes de petite ou moyenne taille, ils considèrent que, par exemple, c'est inadmissible que le stationnement soit payant quand on va faire ses courses, ou de devoir déposer sa voiture à plus de 100 mètres de la boutique ou du magasin.Jacques Lévy

Vous pouvez (ré)écouter l'interview en intégralité en cliquant sur le player en haut à gauche de cette page.

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Intervenants
  • géographe, professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, directeur du laboratoire CHÔROS
L'équipe
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