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Le moine de Myanmar Wirathu, à la célébration de l’organisation MaBaTha (Comité de Protection de la Race et de la Religion), à Mandalay, le 21 septembre 2015.

"Nettoyage ethnique" en Birmanie : pourquoi la minorité musulmane Rohingya est-elle persécutée ?

16 min
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Depuis le 25 août, environ 370 000 rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh pour fuir les violences en Birmanie. L’ONU réunit ce mercredi son Conseil de Sécurité au sujet des persécutions de la minorité musulmane en Birmanie.

Le moine de Myanmar Wirathu, à la célébration de l’organisation MaBaTha (Comité de Protection de la Race et de la Religion), à Mandalay, le 21 septembre 2015.
Le moine de Myanmar Wirathu, à la célébration de l’organisation MaBaTha (Comité de Protection de la Race et de la Religion), à Mandalay, le 21 septembre 2015. Crédits : PHYO MG MG - AFP

Les membres de cette minorité musulmane sont la cible d’une répression de l’armée birmane, en réponse à plusieurs attaques menées par les rebelles de l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan, à l’encontre de postes de police. Les affrontements auraient jusqu’ici provoqué la mort de 500 personnes selon l’armée, alors que l’Onu avance le chiffre d’au moins mille décès. L’ONU réunit d’ailleurs aujourd’hui son Conseil de Sécurité pour discuter de la crise des Rohingyas.

Une réunion qui s'annonce tendue puisque la Chine, premier investisseur étranger de la Birmanie, a réitéré hier son "soutien" au pays et loué "ses efforts pour préserver la stabilité de son développement national". Pourquoi cette minorité musulmane est-elle persécutée ? Alors que l’Onu dénonce un « nettoyage ethnique », comment expliquer le silence d’Aung San Suu Kyi face à ces violences ?

Des réfugiés Rohingya arrivant en masse au Bangladesh. Photo réalisée le 12 septembre 2017
Des réfugiés Rohingya arrivant en masse au Bangladesh. Photo réalisée le 12 septembre 2017 Crédits : Dan Kitwood - Getty

"L' armée birmane participe de cette idéologie de défense du Bouddhisme face à l'islam [...] Il y a une démocratisation en Birmanie mais Aung San Suu Kyi est prisonnière de sa constitution. Impossible de savoir ce qu'elle sait ou pense vraiment [...] La désinformation est très active en Birmanie,les Birmans croient que les musulmans incendient eux mêmes leurs maisons. La situation actuelle menace la stabilité de la Birmanie, cela ne fait aucun doute." Bénédicte Brac de la Perrière, ethnologue

Pour répondre à ces questions, nous sommes aujourd’hui en présence de Bénédicte Brac de la Perrière, ethnologue, spécialiste de la Birmanie, chercheuse au CNRS –Centre Asie du Sud-Est.

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