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Peter Sellars à l'Opéra Bastille

Peter Sellars : faire entrer l’opéra dans la cité

43 min
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Peter Sellars, metteur en scène, vient présenter l’opéra “Kopernikus, rituel de la mort” de Claude Vivier, du 4 au 19 décembre dans le cadre du Festival d'Automne à Paris.

Peter Sellars à l'Opéra Bastille
Peter Sellars à l'Opéra Bastille Crédits : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP - AFP

Figure majeure de la mise en scène mondiale, Peter Sellars portera dans quelques jours l’œuvre d’un autre visionnaire : l’opéra Kopernikus, rituel de la mort du compositeur Claude Vivier. Peter Sellars, qui a notamment transposé des pièces du répertoire classique à notre époque et pense le théâtre comme un lieu d’échange et de réflexion, plonge cette fois ci les spectateurs dans une féerie mystique. Un conte cosmique où se réunissent Lewis Carroll, Mozart et Merlin l’Enchanteur pour un rituel sacré qui prend la forme d’un ballet pour chanteurs et instrumentistes 

Notre invité est le metteur en scène Peter Sellars, qui présente l’opéra Kopernikus, rituel de la mort de Claude Vivier, qui sera joué au Festival d’Automne à l’Espace Cardin du 4 au 7 décembre, du 11 au 13 décembre au théâtre du Capitole à Toulouse, puis au Nouveau Théâtre de Montreuil du 17 au 19 décembre pour Mesure pour Mesure. 

Kopernikus, c'est Claude Vivier qui écrit le rituel de sa propre mort. Dans cet opéra, il a écrit la musique qu'il n'a jamais entendue dans sa vie, comme les paroles d'une mère aimante. Kopernikus, c'est une musique qui cherche, l'amour, le désir. Comme Claude Vivier, si on n'a pas d'amour dans notre vie, il faut le créer. 

Créer de l'art, pour moi ça se fait en trois étapes : il faut imaginer le monde où l’on veut habiter, créer ce monde, et vivre dedans. Chaque jour, on peut faire mieux et on le sait.

Dans le projet de Claude Vivier, on est devant sept musiciens et sept chanteurs qui s’écoutent les uns les autres avec une justesse. Si on cherche la justice, il faut commencer par la justesse. Il faut être présent pour et avec les autres ; il faut être sensible aux choses qui bougent. Il faut avancer doucement avec beaucoup de générosité. La crise de quelqu’un, c’est celle d’une communauté, donc c’est à la communauté de réagir, avec générosité.

Pour moi, il n’a jamais été question de moderniser les classiques. C’est juste que je ne sais pas ce qu’était le 18eme siècle. Alors je commence avec les choses que je peux voir, la vérité des choses que je peux constater, une sensation que je sens. On commence à travailler avec ce qui est autour de nous, d’une façon qui nous amène vers l’imagination. 

Aristote disait que la poésie est plus importante que l’histoire. L’histoire c’est le passé alors que la poésie est ouverte devant nous. 

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