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Le nouveau danseur étoile de l'Opéra national de Paris, Paul Marque.

Paul Marque : "La danse est une compétition, mais avec soi-même"

31 min
À retrouver dans l'émission

Paul Marque, nouveau danseur Etoile de l'Opéra national de Paris, nommé le 13 décembre dernier, est notre invité.

Le nouveau danseur étoile de l'Opéra national de Paris, Paul Marque.
Le nouveau danseur étoile de l'Opéra national de Paris, Paul Marque. Crédits : Svetlana Loboff - OnP

_L_e 13 décembre dernier à l'Opéra Bastille, à Paris, Alexandre Neef, le directeur de l'Opéra de Paris, nommait Paul Marque danseur Etoile, à l'issue de la représentation de La Bayadère de Noureïev, diffusée en direct sur la nouvelle plateforme "L'Opéra chez soi". Ce, sans public, mais avec les autres danseurs et danseuses qui entourent et acclament la nouvelle Etoile. 

L'Opéra est très hiérarchique. L'École de danse fonctionne à peu près comme le collège et le lycée, de la 6ème division jusqu'à la première. On a des examens à chaque niveau. Mais la nomination d'un danseur étoile, elle, ne se fait absolument pas sur concours. C'est la décision de la directrice de la danse et du directeur général de l'Opéra. Il y a aussi des nominations qui ont été très atypiques : on peut être nommé sur des plateaux télé, c'est déjà arrivé. Hugo Marchand a été nommé au Japon. Quant à l'Etoile Valentine Colansante, elle a été nommée sur un remplacement au pied levé. 

A partir du moment où l'on quitte le corps de ballet, à partir du grade de premier danseur, entre autres, on n'est plus en répétition avec le corps de ballet : on est en répétition uniquement avec les solistes. On ne fait plus que des rôles de solistes, ce qui fait qu'au maximum, on va être trois ou quatre dans un studio. Et on a notre loge également, seul. Donc il est vrai que l'on est de plus en plus seul. Après sur cette question de l'isolement, je pense que cela dépend de chacun : je ne compte pas m'isoler, je ne veux pas m'isoler et donc je ne suis absolument pas isolé. 

Il n'y avait pas de public dans la salle, au moment de la représentation de La Bayadère. Mais plus de 10 000 billets ont été vendus sur la plateforme "L'Opéra chez soi", plus de 13 000 en tout, d'après les chiffres donnés par Aurélie Dupont la semaine dernière. 

C'est différent de jouer un spectacle en présentiel, et de faire une captation retransmise. Je pense que cela ouvre l'Opéra à des personnes qui, peut être, n'ont pas les moyens de venir. On trouve des places très peu chères à l'Opéra, mais cela permet tout de même de démocratiser la danse, de l'ouvrir. Et puis, tout simplement, c'est vrai que à l'Opéra Bastille compte 2600 ou 2700 places. Donc on a la possibilité là, d'ouvrir à beaucoup plus de monde en même temps. Après, que l'on soit à 15 cm d'une caméra ou à 60 mètres, on n'y pense pas vraiment en tant que danseur : on fera la même chorégraphie, en étant à 200%. 

Quand on aborde un rôle, ce n'est pas forcément, au premier abord, la chorégraphie qui prime sur le reste. C'est souvent un tout qui nous fait rêver : autant la chorégraphie, effectivement, que les décors, les costumes, l'histoire du ballet ou la musique. La musique est très important : il est très difficile de danser sans musique. Et nous avons un répertoire avec des musiques tellement magnifiques, que ce serait bête de s'en priver. Cela nous porte, nous accompagne, et cela nous permet d'exprimer nos émotions. C'est un support dont on a besoin, vraiment indispensable. 

Pour aller plus loin : 

Le choix musical de Paul Marque : 

  • Le lac des cygnes - Tchaïkovski
Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Production déléguée
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