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Le dessinateur Plantu.

Plantu : "La place que j’occupe depuis si longtemps au journal va devenir une nouvelle fenêtre sur le monde"

31 min
À retrouver dans l'émission

Le dessinateur Plantu quitte le journal Le Monde pour se consacrer à sa fondation, cinquante ans après la parution de son premier dessin dans le quotidien du soir.

Le dessinateur Plantu.
Le dessinateur Plantu. Crédits : Joël Saget - AFP

Qu'y aura-t-il à la Une du Monde, éditée mercredi prochain ? Impossible à prévoir, bien sûr. Une chose, tout de même, et ce n'est pas un détail : le dernier dessin de Plantu en première page de ce quotidien, près de cinquante ans après avoir été publié pour la première fois et après trente ans de Une. Ce sont les dessinateurs du réseau international Cartooning for Peace, une association que le dessinateur a créé en 2006 avec Kofi Annan, qui prendront le relais. 

Le but est de proposer une fenêtre nouvelle, à la place que j'occupe depuis si longtemps au journal. Toute l'équipe de Cartooning va proposer plusieurs dessins, tous les jours, à la direction du journal. Et à la fin, comme avec moi, la direction du journal choisira le meilleur des dessins, le plus efficace, le plus propice, celui sera le plus à même de donner une coloration. C'est une fenêtre ouverte sur le monde. Et l'avantage de Cartooning for Peace, c'est que, contrairement à d'autres associations, personne n'est d'accord avec l'autre. Mais on est tous d'accord sur une seule chose : l'amour du débat. 

Le fait que le journal invite toutes les dessinatrices, tous les dessinateurs de Cartooning for Peace à la Une du Monde, et surtout les filles, c'est une manière de répondre au New York Times qui, lui, a arrêté le débat, le dessin politique. C'est ahurissant, ce qu'il s'est passé. C'est ahurissant, parce que c'est la fin d'une liberté d'opinion. J'ai créé Cartooning for Peace. Il aurait peut-être fallu que je crée aussi "Opinion for Peace". Parce qu'avoir une opinion qui n'est pas dans la doxa imposée maintenant, ça devient casse gueule. _A_u bout d'un certain temps, on se rend compte que des sujets qui disparaissent : on ne peut plus en parler.

Parmi différents projets, Plantu entend se consacrer à sa Fondation. 

C'est une Fondation qui existe depuis bien avant la pandémie, à la fois en France et en Belgique. On voit bien que la culture est en train de s'éloigner des jeunes, ou inversement. Et nous, avec la Fondation, nous essayons de faciliter les choses auprès de certains jeunes que l'on rencontre souvent dans les écoles. Cela m'est arrivé tellement arrivé d'aller dans des endroits où il y a un gamin qui lève le doigt, où l'on sente que, pour lui, il ne manque pas grand chose pour qu'il puisse aller jusqu'au bout de sa passion, mais sa famille n'en a pas les moyens. Ma fondation est une toute petite fondation, mais nous essayons de répondre présent à ce genre de rencontres.

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Intervenants
  • dessinateur au Monde. Fondateur de Cartooning for peace
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