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Spectacle vivant : les choix d'Enki Bilal

5 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine, l’invité de la Dispute est Enki Bilal Ce soir, il nous fait part de ses choix en Spectacle vivant
Les choix de l'invité :

Enki Bilal avait envie de nous parler de son expérience de spectateur de Danse :

Au début des années 90, avant sa collaboration avec Angelin Preljocaj "J'avais des aprioris sur la danse contemporaine (Angelin Preljocaj , Joseph Nadj )... La danse c'est l'omniprésence du corps... ça me parle énormément dans mon travail de peintre et de dessinateur... La notion d'histoire passe par les personnages par les corps... Observer une troupe en répitition, la voir ensuite en spectacle c'est un vivier incroyable d'images, d'instantanés sur le corps, la position du corps, la liberté du corps. Beaucoup de peintures ont commencé à germer... Et j'ai fait de la peinture après ces expériences de danse contemporaine..."


Enki Bilal est né en 1951 à Belgrade (ex-Yougoslavie), de père bosniaque et de mère tchèque. Réalisateur, peintre, dessinateur et scénariste de bande dessinée.

En 1961, ils rejoignent avec sa mère et sa sœur son père, arrivé à Paris en 1956.

En 1967, toute la famille Bilal obtient la nationalité française.

Après un bref passage aux Beaux-arts, il remporte le premier prix d’un concours organisé par le magazine Pilote et publie sa première histoire le Bol maudit (1972).

En 1974, parution de son premier album, La croisière des oubliés .

Dans les années 80, il se fait un nom dans la BD, aux côtés du scénariste Pierre Christin. Nombre de ses récits se déroulent dans des dictatures inspirées de l’ancien bloc communiste, comme Les Phalanges de l’Ordre noir (1979) ou Parties de Chasse (1983).

Mais, c’est avec sa trilogie Nikopol, La foire aux immortels (1980), La Femme piège (1986) et Froid Equateur (1993), qu’il s’impose seul. Prix et expositions récompensent alors son travail, et en 1987, il remporte le grand prix du Festival de bande dessinée d’Angoulême. En 1990, ses œuvres sont rééditées aux Humanoïdes Associés. En 1991, il expose Opéra bulle , (deux mois d'exposition à la Grande Halle de La Villette, à Paris).

En parallèle il est concepteur de costumes et de décors pour la danse (Angelin Preljocaj) et le cinéma (Alain Resnais).

En 1989, Enki Bilal réalise son premier film Bunker palace hôtel , suivi par Tykho Moon en 1997. Les castings sont prestigieux (avec notamment Caroline Bouquet, Jean-Louis Trintignant, Julie Delpy, Michel Piccoli, Richard Borhinger), mais c’est dans la bande dessinée qu’il reste le plus reconnu. Fin 1998, il débute une nouvelle trilogie Le sommeil du monstre .

En 2006, il crée l'illustration du timbre de France Europa sur le thème de l'intégration.

En 2008, il se lance dans une nouvelle trilogie sur le thème de l’écologie, qui s’achève en 2011, avec la publication de l'album Julia et Roem (Casterman). En 2013, il expose au Musée du Louvre une vingtaine de photographies de tableaux célèbres dans lesquelles il dessine des fantômes. Cette même année il expose Mécanhumanimal au Musée des arts et métiers. Il y présente une rétrospective de son œuvre, ainsi qu'une sélection d'objets du Musée des arts et métiers qu'il a choisis dans les réserves, et rebaptisés en écho à son univers.

Actualités :

2011 : Livre d'entretiens sur sa vie et son œuvre, Ciels d'orage (Flammarion).

22 octobre 2014 : Sortie du troisième tome de la trilogie du Coup de sang est prévue pour le. Cet album est nommé La couleur de l'air .

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