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Choeung Ek était le principal lieu d'exécution et charnier de prisonniers du Kampuchéa démocratique, le régime des Khmers rouges. Ici au musée du génocide  à Phnom Penh

Rithy Panh : "L'histoire se répète tout le temps. La vitesse des images, du son et de l'information nous rend amnésique"

24 min

Entre 1975 et 1979, le régime des Khmers rouges au Cambodge procède à l'extermination de deux millions de personnes. Quarante ans plus tard, le cinéaste et écrivain Rithy Panh poursuit un travail de connaissance des crimes et de lutte contre l'oubli.

Choeung Ek était le principal lieu d'exécution et charnier de prisonniers du Kampuchéa démocratique, le régime des Khmers rouges. Ici au musée du génocide  à Phnom Penh
Choeung Ek était le principal lieu d'exécution et charnier de prisonniers du Kampuchéa démocratique, le régime des Khmers rouges. Ici au musée du génocide à Phnom Penh Crédits : Satoshi Takahashi - Getty

Pour lutter contre l'oubli et la négation, il publie « La paix avec les morts » aux éditions Grasset, un livre dans lequel il raconte son voyage à travers le pays pour retrouver les tombes des membres de sa famille, et leur offrir une sépulture. Une quête pour apaiser les âmes errantes des morts et reconstruire une identité cambodgienne. Le cinéaste et écrivain franco-cambodgien Rithy Panh est l'invité des Matins.

"En 1975, quand les Khmers rouges sont arrivés, on a dû partir immédiatement… On n’est jamais revenus dans nos maisons." Rithy Panh

"On me voulait me faire disparaître. Et on survit parce que les autres vous aident. [...] Je crois que j’avais la chance que certains d’entre eux m’ont donné une pensée précieuse, l’énergie d’une petite fraction de ce qu'est l’humain." Rithy Panh

Les Cambodgiens ont déjà fait un énorme effort avant que le tribunal international qui juge les Khmers rouges arrive. Ils ont pris sur eux-mêmes : on vit avec, on apprend à vivre avec. Ça ne veut pas dire qu’on accepte. Rithy Panh

À l'occasion des 75 ans de la libération du camp d'extermination d'Auschwitz et de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les Matins de France Culture vous proposent deux entretiens avec des porteurs de la mémoire de génocides. Retrouvez dans la première partie des Matins un entretien avec Armand Bulwam, rescapé du camp nazi de Buchenwald.

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