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L'écrivain et réalisateur franco-afghan Atiq Rahimi, le 31 janvier 2012

Atiq Rahimi : "On a donné le destin de l’Afghanistan dans les mains des associations"

15 min
À retrouver dans l'émission

Le romancier et réalisateur franco-afghan est l'invité des Matins pour témoigner de la situation des artistes en Afghanistan.

L'écrivain et réalisateur franco-afghan Atiq Rahimi, le 31 janvier 2012
L'écrivain et réalisateur franco-afghan Atiq Rahimi, le 31 janvier 2012 Crédits : BERTRAND GUAY - AFP

Face à la reconquête des talibans en Afghanistan, l'écrivain et cinéaste Atiq Rahimi appelle à secourir les journalistes et artistes afghans. Ces derniers qui ont pendant des années dénoncé les violences exercées par les talibans dans le pays, se retrouvent aujourd'hui menacés et isolés sans aide de la coalition internationale.  

Dans une tribune publiée dans Le Figaro le 8 août dernier, "Les pays occidentaux doivent sauver les journalistes et les artistes afghans", Atiq Rahimi rappelle l'importance de la culture et de l'information face à l'obscurantisme. 

Atiq Rahimi : écrivain et réalisateur franco-afghan, prix Goncourt 2008, à l'initiative de la tribune "Les pays occidentaux doivent sauver les journalistes et les artistes afghans", publiée le 8 août par Le Figaro.

Un échec programmé

Atiq Rahimi est né à Kaboul en 1962 et a obtenu l'asile politique en France en 1984. Il témoigne ce matin son "immense tristesse et sa colère" face aux derniers événements dont il n'est "ni étonné, ni surpris". 

Depuis la guerre civile en Afghanistan dans les années 1990, et l’arrivée des Taliban sur le territoire Afghan, on savait d’où venait cette armée des ténèbres, comment ils étaient soutenus politiquement, économiquement et militairement par des pays étrangers comme le Pakistan, l’Arabie saoudite, l’Iran, la Russie, la Chine… C’est un échec programmé. 

Un manque de volonté politique

L'écrivain dénonce non seulement la classe politique corrompue, mais aussi l'impuissance de ceux qui soutiennent le gouvernement et les talibans. Selon lui, personne n'a essayé de trouver des solutions. 

Dès le début j’ai parlé avec des gens du ministère de la Culture, des Affaires étrangères et de l’Éducation pour créer une école de sciences politiques en Afghanistan et des cadres politiques. Tout le monde a applaudi mais personne n’a construit cette école. On a posé le destin de l’Afghanistan dans les mains des associations. On n’a pas essayé de rendre ce peuple autonome.

Cela fait 20 ans que les taliban se battent mais d'où vient leur argent ? D'où viennent leurs armes ? Pourquoi est-ce qu'on n’a pas fait pression sur l’État pakistanais ? Il n'y avait pas de volonté.

Intervenants
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