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Le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports en conférence de presse à l'Elysée, Paris le 9 décembre 2020.

Jean-Michel Blanquer à propos du syndicat Avenir lycéen : "Je ne suis pas derrière la trésorerie de chaque association"

44 min
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Comment mieux armer l’Ecole pour transmettre les valeurs de la République ? A quoi ressemblera l’Ecole du XXIe siècle ? Jean-Michel Blanquer ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports est l'invité des Matins.

Le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports en conférence de presse à l'Elysée, Paris le 9 décembre 2020.
Le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports en conférence de presse à l'Elysée, Paris le 9 décembre 2020. Crédits : Charles PLATIAU - AFP

Les concertations du Grenelle de l’éducation amorcées à la rentrée 2020 se poursuivent jusqu’en février 2021. Objectif : repenser en profondeur le système éducatif français.  Alors comment mieux armer l’Ecole pour transmettre les valeurs de la République ? A quoi ressemblera l’Ecole et l’enseignant du XXIe siècle ?

Pour en parler, les Matins de France Culture reçoivent Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Sur la manière dont les épreuves du nouveau bac vont être corrigées : 

"Il y aura un temps de correction qui est prévu. Toute la semaine en question sera une semaine un peu particulière. (...) Ensuite la correction, ça fait partie de la vie du professeur. Chacun sait d'ailleurs qu'en fait, ils ne seront pas déjà en cours. (...) Vous savez, moi, je ne cherche jamais moins de cours. Ça ne me rend pas toujours populaire, mais ça revient à la question d'avant. On peut toujours être facilement populaire en en faisant beaucoup de journées banalisées, en disant qu'on va fermer les écoles dès qu'il y a un problème. Je ne crois pas que ce soit une bonne politique. Là, en l'occurrence, s'agissant de la correction, c'est une situation qui peut se comparer à d'autres moments où il y a des corrections à faire qui font partie du temps de travail du professeur."

Sur la défiance des enseignants

"Je pense qu'aucun ministre n'a autant dit que moi que j'étais le ministre des professeurs. Vous savez, c'est sur la durée. Ce n'est pas toujours facile d'obtenir une popularité. Mon but n'est pas celui là. Par ailleurs, je pense qu'on exagère beaucoup. On est dans un milieu où la critique est très forte. C'est normal d'ailleurs, eu égard à l'importance des enjeux et aussi au fait que lorsqu'il y a des réformes, on déplace des choses de fond. Forcément, on crée un certain mécontentement. Maintenant, je pense que tout ça se passe aussi dans un climat général qui est souvent tendu. On vient de passer une année extrêmement difficile."

Sur le niveau des élèves du primaire

"Je travaille simplement pour deux objectifs qui sont très clairs : hausser le niveau général des élèves et, d'autre part, réduire les inégalités sociales. Les professeurs d'école primaire voient très bien ce que nous faisons actuellement en matière de taux d'encadrement, en matière de division des classes de CP, de CE1. Ils voient bien ce que nous faisons aussi sur le plan pédagogique pour remonter la pente du niveau des élèves. Tout ça, c'est un travail de longue haleine et je pense que beaucoup de professeurs le comprennent justement, puisqu'il s'agit de parler du niveau des élèves."

"Il y a encore beaucoup trop d'élèves qui arrivent en 6ème avec des savoirs fondamentaux fragiles" (Jean-Michel Blanquer)

"Une bonne partie de notre stratégie repose sur une évolution de la formation initiale et de la formation continue des professeurs en mathématiques, tout particulièrement dans le premier degré, puisque il faut asseoir les fondamentaux avant l'arrivée dans l'enseignement secondaire. De ce point de vue là, comme élément positif, c'est que nos évaluations de début d'année ont montré qu'en 6ème, les élèves avaient progressé d'une année sur l'autre. Autrement dit, nous sommes sur une pente positive alors même que, par contre, en CP-CE1, on a connu une petite régression, explicable par le confinement. (…) C'est encore largement insuffisant puisqu'il y a encore beaucoup trop d'élèves qui arrivent en 6ème avec des savoirs fondamentaux fragiles. Mais ce sujet là, qui reste la première priorité absolue, c'est-à-dire l'ancrage des savoirs fondamentaux chez les enfants à l'école primaire."

Sur les conditions salariales des professeurs

"N'oublions pas qu'actuellement, via le Grenelle de l'éducation et pour la première fois, nous prenons à bras le corps le sujet du pouvoir d'achat des professeurs. J'ai pris des engagements très forts sur ce sujet. (...) Mais tout le travail que nous faisons, c'est pour que tout au long des prochaines années, il y ait une remontée du pouvoir d'achat des professeurs, ce qui est totalement inouï. C'est que oui, nous sommes en train de le faire. Et oui, le pouvoir d'achat des professeurs va augmenter au cours des prochaines années par un travail très en profondeur que j'ai réalisé."

"Nous sommes la République en marche. Nous ne sommes pas le communautarisme en vadrouille." (Jean-Michel Blanquer)

"La laïcité doit évidemment être défendue. Elle est au cœur du pacte républicain. (…) Je récuse l'idée qu'il y aurait eu du temps de flottement (…) Nous sommes la République en marche. Nous ne sommes pas le communautarisme en vadrouille. Autrement dit, il y a des principes qui sont très clairs et qui sont en réalité des principes de base qui sont ceux de la République et que nous devons faire valoir. Ça ne devrait pas être si extraordinaire que cela, mais [ces principes] désormais doivent être rappelés. Et en tout cas, [ces principes] ne sont pas clivants au sein de la République en marche."

Avenir lycéen : "C'est une organisation qui a obtenu 2 sièges sur 4 au Conseil supérieur de l'Education et qui, à la suite de cela, étant représentative, voire très représentative, a touché 65 000 euros." (Jean-Michel Blanquer)

"C'est d'ailleurs un peu insultant pour les lycéens en question [de penser que le syndicat Avenir lycéen serait un syndicat fantoche]. L'article est allé chercher des gens. (…) Vous savez, dans les organisations lycéennes, il y en a depuis très longtemps, il y a très souvent des scissions. C'est ce qui s'est passé pour celle-ci. Je crois qu'ils ont des disputes. Ils ont des discussions en interne. (…) Cette polémique là, qui est d'ailleurs déjà un peu un peu derrière nous, parce que, tout simplement, elle a montré son inanité. Je vais y revenir quand même pour que ce soit clair. C'est une organisation qui a obtenu 2 sièges sur 4 au Conseil supérieur de l'éducation et qui, à la suite de cela étant représentative, voire très représentative, a touché 65 000 euros. Une somme globale annuelle de subventions qui doit être de l'ordre de 250 000 euros à peu près chaque année et ensuite l'année suivante, ils devaient avoir 30 000 euros qu'on a d'ailleurs suspendu parce que justement, il fallait voir ce qu'il avait fait avec l'argent qui leur avait été donné."

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