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Sébastien Daucé : la musique baroque, "une question de fascination"

15 min
À retrouver dans l'émission

À la tête de l'ensemble Correspondances depuis plus de dix ans, Sébastien Daucé sillonne la France et le monde pour diffuser un répertoire baroque autant méconnu que surprenant.

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. Crédits : Pawel Stelmach

Après un passage au festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence avec Combattimento, une production musicale mise en scène par Silvia Costa, l'ensemble Correspondances reprend sa tournée en France et aux Pays-Bas avant la présentation de Cupid and Death, un "masque" anglais qui sera présenté à Paris en novembre.

Claveciniste en plus d'être chef d'orchestre, Sébastien Daucé dirige Correspondances de son instrument. Animé par la volonté de partager la diversité du répertoire baroque  pré-Bach avec un public tout aussi divers, l'ensemble multiplie les créations et enregistrements d'une musique ancienne entre comique et spiritualité.     

Correspondances baroques

Le dernier enregistrement de Correspondances, sorti en mars 2021, s'intéresse aux déclinaisons germaniques de la musique sacrée baroque, et avant tout à l'œuvre de Dietrich Buxtehude, organiste et compositeur qui œuvra à Lübeck.

Buxtehude a été une personne fascinante pour Bach notamment, dont on dit qu'il a traversé toute l'Allemagne à pied pour pouvoir entendre ce grand maître improviser à l'orgue. C'est probablement une des figures les plus créatives du XVIIème siècle. 

Comme Bach en son temps, nous toujours au XXIème siècle, on est fasciné par cette créativité de Buxtehude.

Membra Jesus Nostri, une somme de sept cantates dédiées aux blessures du Christ crucifié, s'apparente à un délire musical dont la spiritualité transcende le simple sentiment religieux.

En amont de l'enregistrement, un vrai travail d'édition a été réalisé par Sébastien Daucé, à partir de la partition initiale de Buxtehude et de ses appropriations par les musiciens à la cour de Suède, où officiait son ami Gustav Düben :

Quand on compare les deux, on trouve plein de différences, plein d'indices qui révèlent comment un musicien, à l'époque, s'appropriait une œuvre.

Aujourd'hui, on a tendance à dire qu'il faut jouer absolument ce qui est écrit, on ne touche pas une symphonie de Brahms. A l'époque, il y avait une certaine marge d'adaptation qui était très respectueuse, d'autant plus que c'était un ami très proche et qui avait la totale confiance du compositeur. 

Un répertoire original

Correspondances s'intéresse de longue date à la musique de Marc-Antoine Charpentier, à qui l'ensemble a dédié la majorité de ses enregistrements. 

Même en tant qu'artiste du XXIème siècle, on trouve chez cet artiste du XVIIème siècle des choses qui nous nourrissent. Dans son rapport à la matière sonore, dans sa curiosité incessante. C'est quelqu'un qui a inventé des choses absolument prodigieuses, et au lieu de les exploiter tout le reste de sa vie, il les laisse de côté et il en invente d'autres.

C'est un cerveau en ébullition permanente. C'est aussi quelqu'un qui est à la fois très loin dans le temps, mais aussi très proche de nous parce qu'on suit sa plume au travers de 28 livres de musique qu'il a copiés lui-même, dans lesquels il y a plein d'indications. 

Intervenants
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