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Qu'est-ce qui explique la lenteur au démarrage de la campagne du vaccin anti-Covid 19 ?

Vaccination anti-Covid 19 : un lent démarrage et des obstacles... avec André Grimaldi et Jocelyn Raude

40 min
À retrouver dans l'émission

500 personnes vaccinées en France la semaine dernière contre 200 000 en Allemagne. Comment expliquer ce démarrage poussif de la campagne de vaccination anti-Covid ? André Grimaldi et Jocelyn Raude sont les invités des Matins.

Qu'est-ce qui explique la lenteur au démarrage de la campagne du vaccin anti-Covid 19 ?
Qu'est-ce qui explique la lenteur au démarrage de la campagne du vaccin anti-Covid 19 ? Crédits : AFP

La semaine dernière en France 500 personnes ont reçu le vaccin anti-Covid 19 contre 200 000 en Allemagne. Certains dénoncent déjà un fiasco de la stratégie vaccinale du gouvernement. Jean Rottner, le président de la région Grand Est, où la situation épidémique est particulièrement alarmante, est allé jusqu'à dénoncer hier "un scandale d'Etat".

Alors comment expliquer la lenteur au démarrage de cette campagne de vaccination ? Quels sont les obstacles logistiques, politiques et psychosociaux qui pourraient expliquer ce retard pris par rapport à nos voisins européens ?

Pour en parler Guillaume Erner reçoit André Grimaldi, professeur émérite au CHU Pitié-Salpêtrière, Sorbonne Université. Il est rejoint en deuxième partie d’émission par Jocelyn Raude, enseignant-chercheur en psychologie sociale à l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique et spécialiste en prévention des maladies infectieuses.

"Avant les gens qui voulaient se faire vacciner contre la grippe n'y arrivaient pas forcément parce que le pharmacien leur disait qu'il n'y avait pas de doses. (...) Là, c'est un autre problème. Ce sont les gens qui sont réticents à la vaccination. Là, la difficulté, c'est qu'on a un vaccin, e Pfizer-BioNTech, sa conservation est de moins 80°C, donc c'est une logistique particulière. On a choisi la logistique de la grippe habituelle avec un vaccin qui n'est pas du tout de même nature." (André Grimaldi)

" [Les vaccinaudromes à l'époque de H1N1], ça avait fonctionné ou très mal, parce que je me rappelle des internes qui étaient réquisitionnés, qu'on envoyait dans une caserne de pompiers, qui attendaient que des personnes viennent. A l'époque, on n'avait pas les contraintes logistiques comme la chaîne du froid. (...) On a 65 000 morts. Donc on a une urgence, oui." (André Grimaldi)

"Avec ce vaccin on a une espèce de prudence, par rapport aux anti-vaccins, aux gens hésitants. Il ne faut pas montrer qu'on est très motivé, il faut apparaître soi-même, très prudent. Donc on a une espèce d'osmose, de prudence de la population avec celle des décideurs du gouvernement. Et puis ensuite, il ne faut pas contourner ce système de soins. Oui, mais le généraliste dans son cabinet le moins 80°C, ça devient très compliqué pour lui. Donc, il faut des centres qui peuvent être divers, hospitaliers, avec des médecins généralistes, des pharmaciens, très bien, mais des centres qui sont dédiés à la vaccination et où les gens peuvent se déplacer et venir nombreux. Là, on a démarré à côté de la plaque." (André Grimaldi)

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Intervenants
  • Professeur émérite de diabétologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière
  • Sociologue, maitre de conférences à l'Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP)
L'équipe
Production
Réalisation
Production déléguée
Avec la collaboration de
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