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Pepisefoga : Sélection Purcell

5 min
À retrouver dans l'émission

  • Ah te voilà, Simone ? - Oui, me voilà. A quoi penses tu ? - Aux anglais. A deux anglais, en particulier. Thomas Malthus et Charles Darwin. - Et alors ? - Alors nous savons grâce à Malthus que l'une des plus grandes menaces qui pèsent sur l'avenir de l'humanité, c'est la surpopulation. - Oui, nous le savons. - Et nous savons grâce à Darwin que l'évolution obéit aux lois de la sélection naturelle, en vertu de laquelle, pour une espèce donnée, les caractères les mieux adaptés à telle ou telle pression environnementale ont les meilleures chances de survie et par conséquent de reproduction... - ... reproduction au cours de laquelle ils transmettent le caractère en cours d'évolution à leur descendance. - Voilà. Et si maintenant je fais fusionner les deux théories... - C'est gonflé ! - C'est gonflé mais je le fais quand même. L'homme est menacé par la surpopulation, qui est un avatar de pression environnementale. Bien. Pour s'adapter à cette pression, il faut qu'il soit moins prolifique, il faut qu'il se reproduise moins, il faut que sa fécondité baisse... - ... c'est en effet ce que montre de récentes études scientifiques : la fécondité, des mâles notamment, accuse une baisse significative. - Tout juste. Nous voici donc en présence d'un caractère nouveau, que j'appellerai « fécondité basse », caractère qui apporte la meilleure réponse possible à la pression de surpopulation. C'est donc ce caractère qui va prospérer le mieux, et c'est ainsi lui qui, allant dans le sens irrésistible de l'évolution, va croître, embellir, et se multiplier. - Ca tient debout. Et alors ? - Alors vise un peu le paradoxe : c'est ceux qui se reproduisent le moins bien qui vont se reproduire le plus, de façon qu'en générant une descendance qui se reproduit de moins en moins, l'humanité puisse faire face à l'excédent de population. - Oui, c'est logique : il faut que l'évolution favorise ceux qui ne favorisent pas la surpopulation, c'est à dire ceux qui ne peuvent pas, ou peu, se reproduire. L'avenir appartient donc à ceux qui n'ont pas beaucoup d'avenir. - C'est bien là le paradoxe. - Ouais ouais ouais... je ne sais pas trop quoi dire après ça... - Ca te la coupe, en somme... - Si on veut... Je suis plus à l'aise quand nous parlons du génie artistique. Mais j'y pense : nous n'en avons pas parlé, aujourd'hui !! - Non. - Et qu'est-ce que nous entendions, tandis que nous bavardions ? - Music for a While, de Henry Purcell. Encore un Anglais. - Génial !
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