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José Mário Branco
Épisode 3 :

Jose Maria Branco : rêves d’Avril

54 min
À retrouver dans l'émission

" A cantiga é uma arma " : José Mario Branco demeure un homme engagé, auteur-compositeur-interprète, un artiste qui a toujours considéré la musique et les chansons comme une arme.

José Mário Branco
José Mário Branco Crédits : Isabel Pinto

Un documentaire d’Elsa Cornevin, réalisée par Anne Fleury

1ère diffusion le 23/04/14 dans Sur Les Docks

La seule façon organisée efficace de combattre la dictature, je le croyais à l'époque, c'était le communisme. J'ai fait ce saut d'une église à l'autre, de l'église catholique au Parti communiste portugais.

Engagé depuis ses plus jeunes années contre la dictature de Salazar, José Mario Branco connaît, à 20 ans, la torture et la prison. En 1963, fuyant la guerre coloniale et la police politique, il prend le chemin de l'exil et arrive en France. Au cours de ses onze années à Paris, il s'impose comme un des grands noms de la chanson portugaise, engagée et militante. Ses disques circulent clandestinement au Portugal. A cette époque, il signe également les arrangements de nombreux morceaux, dont le fameux " Grândola, Vila Morena " de José Afonso qui deviendra quelques années plus tard le signal de la révolution des Œillets.

Le 25 avril 1974, le coup d'Etat du Mouvement des Forces Armées met fin à 48 ans de dictature au Portugal. Le peuple de Lisbonne envahit les rues de Lisbonne, les prisonniers politiques sont libérés et les exilés reviennent au pays. Tout semble possible. Tout est à imaginer. Un nouveau Portugal est à construire. C'est dans ce climat de liesse que José Mario Branco, de retour au Portugal, fédère les talents des artistes engagés pour aller porter les idéaux de la révolution aux quatre coins du pays…

40 ans plus tard, José Mario Branco jette un regard désabusé sur l'évolution du Portugal démocratique, ses combats passés et les perspectives d'avenir pour son pays.

Dans l'histoire de la résistance portugaise, la police a opté pour ne pas faire juger au tribunal une partie considérable de ces personnes, en commença par les plus jeunes. Je suis resté 6 mois en prison et libéré sans jugement.

Ma ligne de conduite pendant mes 11 ans d'exil en France : je vais me comporter en France comme si j'étais là pour toujours mais à la première minute ou je peux rentrer au Portugal, je rentre. J'étais tout le temps tiraillé.

On appelait la "brigade du rhumatisme", les vieux généraux fidèles à Salazar.

1er mai 1974, à Lisbonne, une foule à perte de vue, on a compté 1 million de personne dans un pays qui en compte 10 millions, c'est fort !

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