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Hermano Sanches, un soir de match, devant le café de César
Épisode 4 :

Portugal à Paris : Lusitani XIV

55 min
À retrouver dans l'émission

Paris XIVème, quartier Plaisance, un petit bout du Portugal.

Hermano Sanches, un soir de match, devant le café de César
Hermano Sanches, un soir de match, devant le café de César Crédits : Olivier Chaumelle - Radio France

Un documentaire d’Olivier Chaumelle, réalisée par Diphy Mariani
Prise de son : Marcos Darras

1ère diffusion le 08/09/14 dans Sur Les Docks

« Moi le lien portugais, je l’ai fait ici dans le XIVème, avec les cafés portugais et aussi les associations. Association de pétanque par exemple. Le dimanche lorsque les beaux jours arrivent, à partir du mois d’avril, ils sont au stade Elisabeth. Y’a des boutiques portugaises, des bars… on pourrait vivre à la portugaise, complètement. »

Le quartier Plaisance, dans le sud et l'ouest du XIVème arrondissement, apporte parfois à l'oreille, au nez et à la bouche des sensations très voisines de celles qu'on aurait en se baladant entre Porto et la frontière galicienne, la proximité de l'Atlantique en moins. Le quartier regorge d'associations portugaises. Les bistrots et restaurants sont également nombreux, où on parle portugais plutôt fort.

Depuis les années 50 jusqu'à la chute de la dictature en 1974, des centaines de milliers de Portugais gagnèrent la France, via l'Espagne franquiste et au prix de grands périls, s'entassèrent à Nanterre ou à Champigny dans les bidonvilles, construisirent des routes, des ponts, des immeubles. Les épouses et les enfants suivirent quelques mois plus tard. Ceux du XIVème ont évidemment connu cette même histoire. Eux ou leurs parents. Ce qui les caractérise, c'est qu'ils viennent presque tous de l'extrême nord du pays, Trás-os-Montes et Minho. Les migrants partaient avec en poche l'adresse d'un voisin ou cousin qui avait tenté l'aventure de l'exil avant eux, et ils s'installaient non loin de chez ces derniers. Dans la débine, on se regroupe par affinités, voire en famille.

L'idée première, pour beaucoup, était de gagner de l'argent et de retourner au Portugal. Mais après quelques dizaines d'années passées ici, la question se pose différemment : les enfants sont Français, Parisiens, leur histoire est ici, et ce serait un nouveau déchirement que de les laisser ici, trente, quarante ou cinquante ans après avoir laissé les parents au pays.

Avec Cesar Bandeira, Anita De Souza, Agostino Dos Prazeres, Armando Fernandes, Hermano Sanches, Monica Sequeira.

« En 2014, on a ouvert 2 postes de CAPES de portugais. Seuls 35000 élèves apprennent le portugais dans l’enseignement secondaire en France, contre 2 millions qui apprennent l’espagnol. »

« C’est là qu’on s’aperçoit qu’on a perdu quelque chose de la langue. C’est la musicalité, on l’a plu, ce n’est pas la même que celle des gens qui sont restés au Portugal. Mais je m’oblige à lire beaucoup, beaucoup en portugais pour ne pas être à l’écart. »

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