LE DIRECT
Un athlète sur la ligne de départ
Épisode 4 :

Le foot en bas de chez soi

54 min
À retrouver dans l'émission

Le foot peut-il encore être un sport de pur plaisir, dénué des travers du sport-spectacle ?

Equipe de France pendant la coupe du monde féminine. Match Nigéria-France le 17 juin
Equipe de France pendant la coupe du monde féminine. Match Nigéria-France le 17 juin Crédits : Richard Heathcote - Getty

Première diffusion : 27 juin 2019

On dit souvent que c'est un sport d'aristocrates, codifié par l'aristocratie, et c'est vrai mais il y a des pratiques populaires de ballons ronds qui se pratiquaient dès le Moyen-âge, dans toute la Grande Bretagne et aussi un peu dans l'ouest de la France. Ce sont des jeux liés aux communautés paysannes, qui se pratiquaient souvent les jours de Mardi gras, dans le cadre du Carnaval. C'était des jeux très simples, très basiques, deux paroisses, deux communautés villageoises. Il y avait une vraie symbolique sociale. Mickael Correia

Sur un city stade de banlieue, tandis que de jeunes garçons se retrouvent pour partager le terrain et taper le ballon, Mickael Correia interroge le football sous le prisme du jeu. Il nous invite à questionner ce "sport-spectacle" de grande envergure en s’arrêtant sur les possibilités d’une pratique encore non corrompue, déjouée de la corruption et jouer comme une résistance ou par pur plaisir. 

Un des premiers jalons de l'histoire populaire du Football pour moi, c'est la finale de la Coupe d'Angleterre de 1883. On a les anciens élèves de la Public School d'Eton et un peu par hasard d'un point de vue sportif, une équipe ouvrière, le Blackburn Olympic qui vient de Preston, une grande ville industrielle du nord de l'Angleterre. Durant ce match là, on va voir s'affronter deux visions du monde totalement différentes. Du côté des aristocrates, la passe est un aveu de faiblesse alors que les ouvriers s'entraident à l'usine et se font naturellement des passes sur le terrain. Mickael Correia

En parallèle, des femmes revendiquent le droit de s’emparer du ballon et en font même un spectacle, ludique, sportif et féministe. "Là où la chèvre est attachée, il faut qu’elle broute". Pendant que Clément, jeune élève journaliste commente en direct et nous confie sa passion, transmise de père en fils.

La culture ultra est née dans les années 1970 en Italie, qui est issue du bouillonnement social des années de plomb. Ce sont des militants qui vont importer des pratiques propres aux cortèges politiques dans les stades : l’anonymat propre aux groupuscules d'extrême gauche à l'époque, le fait de s'autofinancer, d'être indépendant des institutions. Cette culture débarque en Afrique du nord en 2007. Il y aura une vraie contestations des régimes autoritaires en Egypte ou en Tunisie dans les stades. Mickael Correia

Ultras du club Hamburger SV le 30 septembre 2018 face au FC St. Pauli
Ultras du club Hamburger SV le 30 septembre 2018 face au FC St. Pauli Crédits : Boris Streubel - Getty

Avec : 

  • Mickael Correia, journaliste indépendant pour Le Monde Diplomatique, la Revue Dessinée Mediapart. Il participe à la fabrication collective du mensuel de critique sociale CQFD et de la revue Jef Klak. 
  • Elisa Monteil, comédienne et autrice
  • Clément Lebas, jeune journaliste sportif et passionné
  • Adrienne Alcover, joueuse amatrice de foot et passionnée 
  • Les joueurs du city stade de Montreuil : Sekena, Mohamed, Nino Brown

Merci à Rebecca Chaillon, performeuse et à toute l’équipe de Là où la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute

Un documentaire de Juliette Boutillier, réalisé par Annabelle Brouard

Documentation : Antoine Vuilloz et Véronique Lefhaler

Bibliographie

-Une histoire populaire du foot. Mickaël Correia. Editions la découverte. 

Liens

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