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Épisode 2 :

Mantes-la-Jolie, des lycéens à genoux

54 min
À retrouver dans l'émission

On est un enfant jusqu’à 18 ans...

Des étudiants sur le sol après avoir été arrêtés par la police au lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines (6/12/18)
Des étudiants sur le sol après avoir été arrêtés par la police au lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines (6/12/18) Crédits : CÉLINE AGNIEL / AFP - AFP

On doit éviter les policiers ! Alors que les policiers, normalement, ils ont des yeux, ils voient qu’on est des enfants, qu’on est des élèves. un lycéen

C’est l’histoire d’une interpellation qui survient en pleine mobilisation lycéenne à Mantes-la-Jolie, dans un climat de haute tension. 

La première infraction, c’est d’abord la violation de liberté individuelle, c’est le fait d’avoir été séquestré dans un enclos pendant plusieurs heures. C’est une séquestration commise par une personne dépositaire de l’autorité publique, à savoir les fonctionnaires de police. C’est une infraction pénale. Maître Alimi

L’histoire de 151 jeunes interpellés par les forces de l’ordre qui sont restés agenouillés plusieurs heures durant, les mains dans le dos ou sur la tête avant d’être transférés dans différents postes de police des Yvelines. Un événement qui va laisser des traces.

Nous sommes restés 2/3 heures à terre, les mains sur la tête jusqu’à ce qu’ils nous embarquent dans leur voiture par petits groupes. une lycéenne

Pour les familles plus que blessées, il s’agit d’une arrestation humiliante et inacceptable.

L’important c’est de faire comprendre que l’autorité est du côté de la police, pas de la loi et que l’important c’est de le faire comprendre... Ce qui est préoccupant c’est que cette attitude est souvent encouragée par la hiérarchie et couverte aussi par le pouvoir politique. Jean-Marie Delarue

Pour le commissaire de la ville, il s'agissait d' « interrompre un processus incontrôlé ». Depuis,  l’enquête préliminaire, confiée à I’Inspection Générale de la Police (IGPN), qui  avait déjà établi « qu’il n’y avait pas de faute » commise par la police lors de cette arrestation, a été classée sans suite. 

Le recteur d’académie m’a appelé personnellement pour me remercier du travail que j’avais fait pour garantir la sécurité de cet établissement scolaire. C’est ça la vérité ! Arnaud Verhille

Tous les éléments factuels ne peuvent qu’aboutir au constat que nous avons fait le travail de manière professionnelle avec la volonté de ne blesser aucun jeune pendant les quatre jours d’émeute malgré la violence. Arnaud Verhille

Mais que s’est-il réellement passé ?

On a ciblé des lycéens à un moment donné de leur vie, au moment d’une grève, au moment d’un blocus c’est-à-dire le moment où d’adolescent on passe à citoyen. Peut-être que l’État inconsciemment se rend compte que s’il veut diriger plus facilement des populations,  et bien il faut taper à la racine et faire peur tout de suite. Maître Alimi

Avec 

Lecture des textes, Yannick Choirat

Merci au Service d’Information et de Communication de la Police (SICoP)

Un documentaire de Johanna Bedeau, réalisé par Angélique Tibau 

kháos - Ulrich Lebeuf © Ulrich Lebeuf / MYOP
kháos - Ulrich Lebeuf © Ulrich Lebeuf / MYOP Crédits : Ulrich Lebeuf / MYOP

Liens

Partenariat 

LSD, La série documentaire est en partenariat avec Tënk, la plateforme du documentaire d’auteur, qui vous permet de visionner jusqu'au 21/10/19 le film  "Le Dossier Plogoff" de François Jacquemain (50 min, 2018)

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