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Diamants sur un étal du marché de la ville de Mbuji-Mayi RDC
Épisode 1 :

République démocratique du Congo, MBujiMayi : Les comptes d’Anderson

55 min
À retrouver dans l'émission

Un grand voyage dans la petite famille du diamant. Mbuji-Mayi, République démocratique du Congo (RDC), capitale du diamant.

Diamants sur un étal du marché de la ville de Mbuji-Mayi RDC
Diamants sur un étal du marché de la ville de Mbuji-Mayi RDC Crédits : Junior D.Kannah - AFP

(1ère diffusion sur France Culture-Sur les Docks en 2009)

Une série de Benjamin Bibas, Emmanuel Chicon et Jean-Philippe Navarre

Le diamant est-il vraiment éternel ? Soixante ans après le fameux slogan inventé par la De Beers, un état des lieux du microcosme du diamant, qui emploie 1.500.000 personnes dans le monde pour un chiffre d’affaires annuel de 66 milliards de dollars, semble nécessaire : fin d’un monopole axé sur le commerce Nord-Sud issu du colonialisme, émergence de nouveaux acteurs parmi lesquels une grande puissance asiatique affirme sa centralité, mise en place d’un processus de régulation internationale, massification des ventes d’un produit autrefois considéré comme luxueux, circulation planétaire de la monnaie à travers des paradis fiscaux et des réseaux discrets…

Episode 1 : Les comptes d’Anderson : MBujiMayi (RD Congo)

« Mbongu », c’est le terme qui désigne le diamant en chiluba, langue nationale parlée dans le Kasaï Oriental, province de la République démocratique du Congo (RDC). La plus grande région diamantifère du pays est située autour de Mbuji-Mayi, immense ville pionnière qui a vu sa population passer de 30.000 en 1960 à près de 2 millions d’habitants aujourd’hui. Cette croissance exponentielle s’explique par la libéralisation de l’extraction des diamants décidée par le maréchal Mobutu qui, en 1982, a mis fin au monopole de la Société minière de Bakwanga (MIBA). Fondée sous la colonisation belge, cette entreprise détenue à 80 % par l’Etat congolais n’en finit pas d’agoniser, après avoir été ponctionnée pour financer les conflits qui ont déchiré le pays entre 1996 et 2003. Concentrée sur le « Polygone », une zone réservée interdite aux creuseurs artisanaux, la production de la MIBA en 2007 n’a pas dépassé 1 million de carats, une quantité marginale par rapport à l’exploitation artisanale.

Pourtant, fin 2008, celle-ci ne se porte guère mieux. A cause de la dépression économique mondiale, le diamant ne se vend plus et la crise frappe de plein fouet ceux qui sont le plus en amont de la filière du diamant : l’armée des creuseurs qui remuent la terre nuit et jour pour tenter d’attraper « une grosse pierre », des petits négociants et des « grands patrons » qui s’efforcent de vendre leurs lots aux comptoirs d’exportation – pour la plupart libanais – sous le strict contrôle de M. Anderson, l’expert anti-fraude venu de Kinshasa. Au Kasaï, il y a longtemps que le diamant n’est plus un « secteur d’enrichissement rapide », sauf pour une poignée. Il est au mieux une chimère qui nourrit la folie des hommes, au pire une malédiction qui s’est refermée sur eux comme un piège infernal.

Un creuseur : "Avec les diamants, nous accomplissons tous nos projets"

Un creuseur : "J'entre dans un puits d'une profondeur de 35 à 40 mètres. Je n'ai jamais eu d'accident... Il y a ceux qui meurent mais il y a aussi ceux qui ne meurent pas !"

Remerciements tout particuliers à Esther Ndalafina et à toute l’équipe de Radio Okapi de Mbuji-Mayi.

Avec des creuseurs du Kasaï Oriental ; Anderson Kibusubusu Kafunga, contrôleur provincial du Centre d’évaluation, d’expertise et de certification (CEEC) ; Yenga Mabolia, coordonnateur du processus de Kimberley au sein du Ministère des mines congolais (Kinshasa) ; Alphonse Ngoye-Kasonji, actuel gouverneur du Kasaï oriental et ancien diamantaire ; Mohamed Basir, acheteur agréé du comptoir CongoDiam ; Kabeko Kabengele, négociant ; Charles Mfwamba, ancien directeur d’une organisation de défense des droits de l’homme ; Placide Mukendi, avocat au barreau ; Viyas Kashia, acheteur agréé (indien) du comptoir CongoDiam ; Les pasteurs Kafuidi et Nzamana, dirigeants de l’Eglise des témoins du Christ ; Kaluila Kabilongo, chef de village ; Yombo Katalai Kata, négociant.

Pour prolonger Bonus web : Episode 5 : Paris, Place Vendôme : tournez manège !

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